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Emploi-Environnement

Orientation : comment travailler dans l'Environnement avec peu de diplômes ?

Quels sont les métiers du secteur de l'Environnement les plus accessibles ? Compte-rendu d'une conférence organisée par le CIDJ, pour aider les conseillers d'orientation à guider les jeunes dans leurs choix de formation.

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Orientation : comment travailler dans l'Environnement avec peu de diplômes ?

Le secteur de l'Environnement innove et se professionnalise fortement. Il fait face à l'accroissement des exigences environnementales, au renforcement du contexte réglementaire, et à la maîtrise attendue du prix des prestations.

Emploi ouvrier : en recul, mais il reste des places à prendre...

De fait, l'emploi ouvrier à faible niveau de qualification recule et laisse assez peu de perspectives d'évolution en termes de carrière. Les profils Bac pro ou Bac+2/+3 sont plus à même de monter en compétences avec la filière. Ils seront également capables d'évoluer avec les technologies et l'automatisation qui s'imposent dans quasiment tous les métiers.

Toutefois, certains métiers “de terrain” reposent - et continueront de reposer - sur des pratiques traditionnelles de nature à préserver l'emploi de premier niveau.

Dans le cadre de la journée sur les métiers de l'Environnement, organisée par le Centre d'Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) de Paris, une intervention de Sébastien Trollé (Emploi-Environnement) cible le potentiel d'emploi peu qualifié ou à faible teneur technologique du secteur. Une attente forte, exprimée par les Conseillers d'orientation, pour qui était organisé l'événement du 10 avril.

Ripeur, égoutier, hydrocureur, chargé de nettoiement

Parmi les métiers qui continueront de recruter en nombre et à faible niveau de qualification : la collecte des déchets, le nettoyage industriel et urbain, l'exploitation des égouts.

Il s'agit de métiers rudes, parfois ingrats et dangereux, pour lesquels les équipiers reçoivent des formations relatives aux habilitations (CACES, CATEC, transport de matières dangereuses...) et à la prévention des risques.

La mécanisation de ces métiers vise à réduire la pénibilité du travail, sans imposer un niveau de formation très élevé. Dans ces métiers, l'apprentissage traditionnel par la “transmission du geste” est toujours possible. Les employeurs apprécient les opérateurs qui prennent soin des véhicules et des équipements qui leurs sont confiés.

Certains diplômes utiles ont été cités : CAP PEUCR - Propreté de l'Environnement Urbain Collecte et Recyclage • CAP Agent d'assainissement et de collecte des déchets liquides spéciaux • Bac pro GPPE - Gestion des Pollutions et Protection de l'Environnement.

Jardinier, paysagiste, élagueur

Une autre catégorie de métiers à fort potentiel d'emploi a été abordée : celle du jardinage, du paysagisme et de l'entretien des espaces verts / élagage.

Ce secteur requiert d'aimer la nature et le terrain. Il s'agit de métiers physiques, assez rudes et parfois générateurs de contrats saisonniers. Les méthodes d'apprentissage demeurent traditionnelles et peu sujettes à la fracture numérique ou technologique.

Toutefois, afin de pouvoir évoluer au cours de sa carrière vers des fonctions de responsable d'agence ou d'encadrement d'équipe, un Bac professionnel Taille et soin des arbres est un minimum (complété par des formations ensuite) ou encore un BTS Aménagements paysagers. Exigeants, ces métiers nécessitent de penser à son évolution professionnelle avant que les aptitudes physiques ne diminuent.

L'emploi dans cette catégorie de métiers est soutenu. Les entreprises du secteur sont très actives en matière de recrutement, d'autant que les salariés de valeur sont souvent enclins à créer leur propre entreprise.

Vendeur en magasin bio, responsable de magasin bio

Une troisième catégorie de métiers, très ouverte à ceux qui désirent travailler “pour un avenir plus vert”, concerne les vendeurs en magasins alimentaires et non alimentaires spécialisés dans la bio.

L'engouement des consommateurs pour les produits bio marque le développement soutenu des réseaux spécialisés. La grande distribution, pour sa part, cherche à protéger ses parts de marché en développant et en animant une offre bio.

S'il est possible de trouver un emploi avec peu de qualification, les profils de type Management des Unités Commerciales (MUC), complétés par une formation ou un intérêt avéré pour la filière bio, sont de bons candidats. Une spécialité en naturopathie, diététique ou commerce équitable peut constituer un atout.

Ces métiers sont avant tout des métiers de la distribution, avec des contraintes de manutention et d'horaires. Une formation MUC Bac+2/+3, complétée par de la formation continue, permettra d'évoluer vers des postes de responsable de magasin, responsable adjoint de plus grandes surfaces, ou animateur de réseau. Parmi les réseaux qui ont le vent en poupe : Biocoop, naturéO, Biomonde, Bio C'Bon, Naturalia, Les Nouveaux Robinson, Satoriz, La Vie Claire, Auchan Bio, Carrefour Bio...

Loin d'être exhaustifs, les secteurs d'activité évoqués permettent de faire vivre ses convictions personnelles tout en tablant sur un potentiel de recrutement élevé. Les barrières “techniques” à l'entrée ne sont pas rédhibitoires et les perspectives de moyen et long termes peuvent donner confiance en l'avenir.

Un deuxième compte-rendu de la matinée du CIDJ abordera les métiers techniques en Environnement, dont la professionnalisation et la “digitalisation” vont requérir des candidats un niveau de formation adéquat. > que faire avec un bac+2 ?

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