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Emploi-Environnement

Les élagueurs-grimpeurs sont de plus en plus courtisés, selon une étude BVA

Avec un marché de l'élagage en croissance, les élagueurs-grimpeurs sont très recherchés par les entreprises du secteur. La formation est un atout pour se faire recruter, mais aussi pour accroître sa pérennité dans un job très physique.

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Le métier d'élagueur-grimpeur a la côte. Les opportunités d'emploi se multiplient pour les professionnels du secteur. C'est ce que révèle une étude de l'institut BVA sur le secteur de l'élagage, commanditée par l'Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) et réalisée durant l'été 2017 auprès de 769 entreprises du paysage.

Près d'une entreprise sur 5 (18 %) envisage de recruter de nouveaux élagueurs dans les mois à venir, selon l'étude. Une tendance à l'embauche qui prolonge la dynamique des 10 dernières années, se réjouit l'Unep, qui a relayé l'étude début mars. Le nombre d'élagueurs-grimpeurs est passé de 7.800 en 2007 à 8.700 en 2017. Parmi eux, 88 % occupent un poste en CDI.

Un quart des entreprises de l'élagage peine à recruter

Cette étude confirme le dynamisme de l'activité d'entretien des arbres. Le marché des particuliers, le plus dynamique de la profession, s'est accru de 5,5 % en 2017, d'après le baromètre Unep-Val'hor-Agrica paru fin janvier.

Pourtant, les postes d'élagueurs sont difficiles à pourvoir. Près d'un quart des entreprises interrogées ont des difficultés à recruter, poursuit l'enquête BVA. Pour les candidats, la formation spécialisée “Taille et soin des arbres”, de niveau Bac professionnel, est un prérequis.

Mais le certificat de spécialisation seul n'est pas le critère déterminant pour une entreprise d'élagage. “On ne devient pas élagueur en 600 heures de formation. Maîtriser le travail en hauteur et les techniques de taille demande 2 années sur le terrain”, explique Pierre Darmanté, président du Groupe de Travail Élagage de l'Unep.

Elagueur, un métier qui suppose maîtrise physique et émotionnelle

Exigeant, le métier d'élagueur-grimpeur implique “une forte habileté dans les gestes et la posture pour se préserver physiquement”, ainsi que la maîtrise de son stress. “A 25 mètres de hauteur, l'élagueur doit avoir la lucidité de veiller à la chute de chaque branche au sol, en toute sécurité…”, poursuit Pierre Darmanté.

Pour les élagueurs grimpeurs en activité, la formation continue s'impose tout au long de leur carrière. Près de la moitié des entreprises (43%) propose tous les 2 ans à leurs élagueurs d'actualiser leurs compétences sur : les techniques de grimpe (48%) • le secours en hauteur (39%) • le Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité (CACES) Nacelle (34%) • les maladies et parasites de l'arbre...

La formation, enjeu crucial pour la reconversion des élagueurs

La formation est également un sujet crucial pour l'évolution professionnelle des élagueurs-grimpeurs. Alors que la corde reste l'outil phare du secteur, les professionnels seniors cessent de grimper à la corde à 48 ans, en moyenne. En cas d'usage d'une nacelle, la limite d'âge est 53 ans.

Selon les compétences acquises lors de l'activité d'élagueur, les opportunités d'évolution sont multiples : chargé de la rédaction des devis, formateur, directeur technique, ou encore chef d'entreprise.... “Autant de métiers accessibles aux prétendants à la reconversion, mais qui se seront formés en cours de carrière”, note M. Darmanté.

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