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Emploi-Environnement

Style de vie : comment et où sera votre bureau dans 5 ans ?

Le boom des espaces hybrides de coworking pourrait bien changer nos vies et celle de l'entreprise… Sans concession sur l'efficacité, et, pourquoi pas, au profit de la maîtrise de nos déplacements.

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Style de vie : comment et où sera votre bureau dans 5 ans ?

En France, le marché des espaces hybrides de coworking se développe. Véritable synthèse du coworking (coût, flexibilité, communauté) et du centre d'affaires (bureaux adaptés, espaces privatifs, aménagements), l'activité des opérateurs du secteur progresse.

De nouveaux lieux de travail très professionnels

Une récente étude de Jones Lang LaSalle indique que le marché de la flexibilité est incarné par ces lieux "nouvelle génération" qui regroupent à la fois des espaces de coworking et des bureaux privatisables à destination des entreprises. Ils sont généralement très bien implantés dans les quartiers d'affaires et proposent un large panel de services à la carte.

D'une demande placée anecdotique jusqu'en 2015, les prises à bail pour implanter des espaces hybrides de coworking sont passées à 50.000 m2 en 2016 et 90.000 m2 en 2017, essentiellement dans l'ouest de Paris et certains secteurs du Croissant Ouest. La taille des espaces tend à croître et atteint 4.000 m2 en moyenne en 2017, avec des opérations parfois d'envergure : en décembre 2017, l'opérateur SPACES a pris 17.000 m2 à La Défense.

Un type de solution, pour l'instant anecdotique

Les prises à bail des opérateurs ne représentent toutefois que 3% de la demande placée en 2016-2017 et constituent une niche à l'échelle du marché francilien. Cette part peut atteindre 5% dans le Quartier Central des Affaires et 6,5% à La Défense. La part de marché des mêmes offres atteint de 6 à 9% à Francfort, Bruxelles ou Madrid et même 20% à Londres.

Si le taux de remplissage de ces centres est souvent confidentiel, les premiers retours des entreprises utilisatrices peuvent augurer des perspectives du secteur.

Le coworking "services inclus" comporte des coûts

L'études de Jones Lang LaSalle fait état d'une économie réalisée au poste de travail de 42% dans un espace hybride par rapport à un bureau traditionnel. Principalement en raison d'une meilleure gestion des mètres carrés alloués et de la facturation au temps passé de certains espaces et services mutualisés tels que la salle de réunion.

Toutefois, attention aux dépenses en dehors du package de base. Le niveau de satisfaction des clients sur les coûts est en retrait par rapport à la moyenne, avec une note de 3,40 sur 5, et même de 3,11 sur 5 pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Et pourtant, l'indice de satisfaction est plutôt élevé

Mais ce sont les atouts en termes de flexibilité et de simplicité qui ont motivé les entreprises à opter pour des espaces hybrides de coworking. Elles sont même 63% a avoir choisi l'offre hybride dès le début de leur recherche immobilière. Avec un niveau moyen de satisfaction des occupants de 3,68 sur 5, la formule pourrait bien continuer à convaincre.

D'autant qu'elle accompagne un changement profond des modes de travail et de management. La quête de mobilité, le raccourcissement des distances domicile-travail, la constitution d'équipes ad-hoc en mode projet, l'appétence pour la communauté plutôt que pour l'entreprise, et la capacité pour les emplois du tertiaire à rester connectés à distance… voilà des dynamiques qui constituent un contexte favorable.

Afin de bien identifier les opérateurs du marché, l'étude de Jones Lang LaSalle donne quelques repères pour s'y retrouver. Le marché est constitué d'acteurs internationaux comme WEWORK et SPACES, d'autres sont soutenus par de grands groupes comme NEXTDOOR (Bouygues / Accor), STARTWAY (Poste Immo) ou KWERK (Les Nouveaux Constructeurs). Enfin, certaines sociétés immobilières sont également présentes telles que NEXITY, ICADE, ou GECINA.

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