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Carrière : le secteur de l'Environnement recrute à l'international

Samir Hellal, Manager Hays International, décrypte la dynamique internationale des acteurs de l'Environnement. Un mouvement de fond, vital pour le secteur, qui offre des perspectives de progression de carrière. Voici les clefs pour réussir...

Avis d'expert  |    

Le contexte économique et la difficulté à acquérir des parts de marché en France incitent un grand nombre d'entreprises nationales à viser un développement international. Cela ouvre de belles opportunités de carrière, notamment dans le secteur de l'Environnement, dont le nombre d'entreprises dèjà présentes à l'international est significatif.

L'international, une nécessité pour les entreprises françaises

Ce dynamisme particulier du secteur de l'Environnement s'explique par des marchés porteurs à l'export et des marchés souvent saturés en France - traitement de l'eau et des déchets -, dont les marges se réduisent sous la pression d'un risque accru de mise en régie et d'une ouverture à la concurrence des derniers marchés réglementés - secteur de l'énergie.

Pour les candidats à l'emploi, lorsqu'il s'agit de déterminer les opportunités à saisir, il est nécessaire de prendre en compte le rôle que jouent la géopolitique et la conjoncture économique des zones envisagées. Particulièrement lorsqu'il s'agit de régions souffrant d'un manque de stabilité comme en Afrique ou au Proche-Orient.

Des zones à risques qu'il faut identifier

Ainsi, le Mali avait confié ces dernières années de nombreux projets de BTP à des entreprises françaises, avant de les suspendre subitement, suite au déclenchement de l'opération militaire française. Les entreprises se sont vues contraintes de stopper toutes leurs activités et de rapatrier leurs salariés en urgence.

Au-delà des problématiques de sécurité, les entreprises en contexte instable prévoient des mesures d'anticipation afin de limiter les effets négatifs sur leurs business et réduisent leurs ambitions. Les relations diplomatiques entre la France et certains pays sont donc un bon indicateur à suivre pour gérer sa carrière à l'international.

Les cadres techniques, adaptables localement, sont recherchés

C'est un fait, les grandes entreprises françaises du secteur de l'Environnement génèrent une part croissante de leur chiffre d'affaires à l'international, autour de prestations souvent réalisées localement. Dans cette optique, elles recrutent des managers techniquement compétents mais également aptes à encadrer de la main d'oeuvre locale et à travailler au sein d'équipes multiculturelles.

Les profils expérimentés sont recherchés, aussi bien pour les phases de conception, de réalisation que de contrôle des projets. L'essentiel des recrutements porte sur des Chefs de projets et des Directeurs de travaux. D'autres postes sont récurrents et constituent de belles opportunités également :

- Ingénieurs procédés, Responsable pré-commisionning (vérification des installations selon le cahier des charges du projet), Responsable commisionning (préparation à la mise en route), Responsable maintenance dans les industries de process des secteurs Eau, Déchets, Oil & Gas.

Dans le cadre de projets qui intègrent une phase BTP (construction d'usine de traitement de l'eau, barrages, parcs éoliens, maîtrise des risques naturels, aménagements côtiers…) ou pour des projets BTP purs (infrastructures de transport, aménagement du territoire et urbanisme…), les profils spécialisés en bâtiment, travaux publics, génie civil ou encore génie électrique et climatique sont recherchés.

L'expérience montre que les recrutements sont soutenus pour tous types d'entreprises : grands groupes possédant des filiales ou ayant d'importants projets à l'étranger, PME en cours de développement international, entreprises locales ayant un besoin spécifique.

Un conseil : optez pour un parcours progressif vers l'expatriation

Outre les compétences techniques recherchées, les recruteurs s'intéressent souvent à la personnalité des candidats ainsi qu'à leurs motivations. Si l'exotisme est souvent accolé à l'expatriation et constitue un élément attirant, il est souvent nécessaire d'avoir vécu une expérience similaire au préalable. Car il est impératif que le candidat ait pleinement conscience des enjeux et difficultés auxquels il s'apprête à faire face (rupture culturelle, adaptation climatique, méthodes de travail locales…).

Dans les DOM-TOM, les candidats intègrent souvent des agences dont l'organisation reproduit un modèle similaire à celui de la métropole. Ces opportunités peuvent constituer une étape intermédiaire et un tremplin idéal avant de franchir le pas de l'expatriation. Dès lors, les opportunités sont nombreuses. L'importance grandissante des marchés dits “émergents” tels que l'Inde ou le Brésil ouvre de nouvelles perspectives. Les zones dynamiques, clairement identifiées, sont l'Amérique Latine, le Moyen-Orient, l'Afrique et la Chine.

Le point sur les contrats de travail possibles

Il existe deux types de contrat à l'international : le contrat d'expatrié et le contrat local.

Le contrat d'expatrié est composé d'une base annuelle France soumise au droit français, d'une prime d'expatriation ainsi que d'avantages en nature. Le montant de la prime d'expatriation (pourcentage de la rémunération du contrat français) est déterminé selon les conditions de vie et de sécurité du pays en question.

Le niveau de ces primes varie entre 15% pour des pays tels que le Maroc et peut aller jusqu'à 100% pour des pays tels que l'Irak ou l'Afghanistan. En moyenne, la prime d'expatriation oscille entre 30% et 40% de la base annuelle France.

Le salarié peut également bénéficier d'avantages en nature tels que le véhicule de fonction, le logement ou encore la prise en charge de la scolarité pour les enfants. L'expatrié a la possibilité de choisir d'être imposé selon le régime fiscal français ou celui du pays dans lequel il est basé.

Le contrat local, quant à lui, s'applique dans le cas où le salarié est directement recruté par une entreprise locale ou par la filiale d'un grand groupe. Ce type de contrat rattache l'employé à la législation du pays d'accueil, notamment en termes de droit du travail, et ce quelque soit la nationalité du candidat. En cas de rupture de contrat, c'est le droit du travail du pays d'accueil qui s'applique.

Avis d'expert proposé par Samir Hellal, Manager Hays International.

 
 
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