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Emploi-Environnement

Le secteur du reconditionnement des mobiles recrute

La revente de téléphones portables d'occasion est en plein boom. Mais encore faut-il séduire le consommateur avec des produits garantis, de qualité, vérifiés et réparés. Dans ce contexte, cette industrie recrute et se professionnalise. Reportage.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    

Avec les évolutions technologiques très rapides dans le secteur de la téléphonie mobile, la durée de vie d'un téléphone portable a été réduite à deux ans, ce qui est très court car ces appareils sont conçus pour fonctionner beaucoup plus longtemps. Toutefois, plus les technologies ont évolué et plus le prix des appareils a augmenté. Le coût d'un smartphone neuf de dernière génération peut aujourd'hui dépasser les 1.500 euros. En conséquence, le marché de l'occasion ne cesse de croître et les mobiles devraient donc voir leur durée de vie augmenter.

Mais la concurrence fait rage. Certaines entreprises françaises ont préféré délocaliser leur activité à l'étranger. C'est le cas de certains acteurs du marché, qui, pour des raisons de rentabilité, ont transféré leur activité vers des pays d'Europe de l'est.

Pourtant, il semble bien possible de faire face à cette concurrence internationale, à l'image de Remade ou encore de Sofi Groupe qui a développé la marque Smaaart, « cette marque a été créée il y a deux ans, elle nous a permis l'embauche de 65 personnes et nous pensons doubler notre activité l'année suivante et donc créer encore autant d'emplois », confie Jean-Christophe Estoudre, président et co-fondateur de Sofi Groupe.

La clef de la réussite : «la professionnalisation, un process industriel efficace et un service de qualité. Nos produits revendus sont garantis deux ans, comme des produits neufs », explique le président de Sofi Groupe. « Nous devons avoir des employés qualifiés et nous avons du mal à trouver les bons profils ». Du coût l'entreprise a créé une formation qui va former ses prochains salariés aux besoins spécifiques de l'activité.

Aujourd'hui l'enjeu majeur est la ressource précise Jean-Christophe Estoudre : « une grande partie de nos téléphones proviennent de nos partenaires opérateurs comme Orange, SFR, Bouygues, mais nous devons aussi développer des solutions plus innovantes pour capter les flux des téléphones directement chez les particuliers car de nombreux téléphones portables, considérer comme obsolètes à cause d'un écran cassé par exemple, finissent dans un tiroir. »

Effectivement en France, il y aurait environ 100 millions de téléphones en fin de vie chez les particuliers.

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