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Emploi-Environnement

Coordonnateur SPS : 2.000 postes à pourvoir dans les entreprises de la prévention

Près de la moitié des coordonnateurs SPS sont partis à la retraite en 2018. Les entreprises en prévention des risques ont besoin de recruter 2.000 coordonnateurs. Une opportunité pour ceux qui souhaitent se former à un métier d'avenir.

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Coordonnateur SPS : 2.000 postes à pourvoir dans les entreprises de la prévention

Coordonnateur sécurité et protection de la santé, un métier d'avenir ? Un métier qui recrute à court terme, en tous cas. Pas moins de 2.000 postes sont à pourvoir dans les entreprises de la prévention des risques, comme Apave, Socotec, Dekra ou encore Bureau Veritas. C'est ce que révèle le livre blanc réalisé par l'ensemble des acteurs de la profession et publié en septembre 2018.

De nombreux départs à la retraite chez les coordonnateurs SPS

Si le métier recrute, c'est pour remplacer les 45 % des coordonnateurs partis à la retraite en 2018. La première génération de coordonnateurs laisse ainsi place à la seconde. La nouvelle génération aura pour mission de poursuivre le développement de ce jeune métier, né il y a seulement 25 ans, et dont le potentiel reste encore sous-estimé selon les organisations du secteur.

Mission : prévenir les accidents sur les chantiers

Chargé de faire respecter les règles de prévention sur un chantier de construction, le coordonnateur SPS répond à une obligation légale inscrite dans le Code du Travail depuis 1993. "Sa position lui confère autorité et, le cas échéant, il redéfinit les interventions de chacun", comme nous le précise Dekra. Sa mission est cependant souvent limitée à sa dimension réglementaire, alors qu'elle pourrait davantage être déployée en amont d'un chantier et sur le terrain, pour éviter toujours plus d'accidents. La Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés en a compté 88.273 en 2016.

"La reconversion professionnelle est souvent une opportunité"

La filière s'organise pour recruter davantage. Le décret du 10 janvier 2011 a élargi les voies d'accès au métier en l'ouvrant aux titulaires de licence en architecture, construction, BTP et prévention des risques. "La reconversion professionnelle est souvent une opportunité de trouver des candidats qui répondent à nos critères : issus du chantier, connaissant les rouages et les acteurs d'une opération, sachant communiquer avec chacun et trouver le consensus." C'est ce qu'indique dans le livre blanc Armel Chatel, directeur Construction pour la région Bretagne chez Socotec.

Une nécessaire évolution du cadre réglementaire ?

Les professionnels de la filière se sont mis d'accord sur la nécessité de continuer à faire évoluer le cadre réglementaire. Celui-ci prévoit que le CSPS accède à des missions plus complexes seulement après quelques années d'expérience. Ce qui limite les opportunités d'emploi pour les jeunes coordonnateurs (en âge ou en expérience), et crée des pénuries de main d'œuvre dans les entreprises.

Elodie Buzaud.

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