Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›

« En formant des techniciens de maintenance, nous voulons répondre à des besoins sur tout le territoire »

Le 14 novembre 2022, le groupe Paprec a lancé sa propre formation de techniciens de maintenance dans le domaine du recyclage. Stéphane Gérard, DRH du groupe, et Étienne Froger, responsable des formations, nous expliquent leur projet.

Article  |  Déchets  |    
« En formant des techniciens de maintenance, nous voulons répondre à des besoins sur tout le territoire »

Emploi-Environnement : En quoi consiste cette nouvelle formation qualifiante ?

Stéphane Gérard : Notre objectif est de former des personnes qui, aujourd'hui, ne sont pas techniciens de maintenance. La formation se déroule pendant un an en alternance. Les stagiaires passent en moyenne une semaine par mois dans le centre de formation de la Fab'Academy, le pôle de formation Pays de la Loire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), sur le campus du Bouguenais, près de Nantes.

L'UIMM met à leur disposition des plateaux techniques consacrés à tous les domaines de la maintenance industrielle (électricité, hydraulique, mécanique, etc.), pour lesquels le groupe Paprec a fourni des équipements de nos usines. Au cours de cette formation, les stagiaires vont apprendre les méthodologies de diagnostic, de réparation et de maintenance dont ils auront besoin. Ils passent les trois semaines suivantes sur plusieurs sites du groupe, idéalement près de leurs domiciles respectifs, et se retrouvent ainsi répartis un peu partout en France. Sur place, ils sont accompagnés par un salarié de l'entreprise jouant le rôle de tuteur. C'est sur site que chaque stagiaire doit mettre en pratique ce qu'il apprend dans le centre de formation nantais.

Étienne Froger : À la fin de la formation, les stagiaires passeront un examen durant lequel ils devront identifier des pannes et les corriger. Un jury d'anciens professionnels les notera pour valider, ou non, l'obtention d'une véritable certification : le titre professionnel de technicien de maintenance. Il s'agit d'un titre reconnu par le ministère du Travail, d'un niveau équivalent au baccalauréat.

EE : Pourquoi avoir fait appel à l'UIMM et avoir basé cette formation à Nantes ?

Stéphane Gérard : Quand nous avons souhaité miser sur une formation, nous avons cherché des partenaires avec qui la mettre en œuvre. Nous avions besoin d'un centre de formation disposant de moyens matériels, de formateurs compétents et en capacité d'adapter le programme de formation aux besoins et spécificités du groupe. Le pôle de formation Pays de la Loire de l'UIMM répondait à toutes ces conditions. D'autant que leur plateforme de Nantes est facilement accessible depuis partout en France.

Le sujet de la localisation était capital pour nous. Notre ambition, en formant des techniciens de maintenance, est de pouvoir répondre à des besoins d'effectif particuliers, n'importe où sur le territoire.

EE : À quels besoins de recrutement cette formation doit-elle répondre ?

Stéphane Gérard : Chaque année, nous recrutons environ 1 500 personnes. Parmi elles, nous recherchons en permanence entre trente et quarante techniciens de maintenance. Les techniciens de maintenance sont essentiels au bon fonctionnement de nos installations. Ils participent à l'entretien et à la réparation d'équipements de pointe dans les unités de traitement et de valorisation des déchets.

Ce type de profil concerne tous les secteurs, pas seulement les professionnels du recyclage, et se fait donc très rare. Notre ambition est de former chaque année douze nouveaux techniciens pour participer à cet effort de recrutement. Une partie des stagiaires sont des salariés du groupe qui ont émis le souhait d'évoluer en interne, l'autre partie est recrutée en externe. En interne, nous avons sélectionné des collaborateurs issus d'autres métiers que la maintenance, avant tout motivés et disposant d'un esprit logique.

Étienne Froger : En externe, nous ciblons plutôt les demandeurs d'emploi avec des aptitudes aux travaux manuels ou des professionnels de n'importe quel secteur industriel en reconversion.

EE : Quelles sont les perspectives d'évolution des techniciens formés ?

Stéphane Gérard : Notre but premier est, à terme, de pouvoir compter sur des techniciens de maintenance expérimentés. Par la suite, ils pourront, s'ils le souhaitent, monter en compétences et évoluer, par exemple, vers des postes de responsable maintenance, de responsable d'ateliers, voire d'exploitation.

 
 
Nos marques :