En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Emploi-Environnement

Dans l'Aisne, le tri et la collecte des biodéchets créent des emplois en insertion

Info flash  |  Déchets  |    

Et si les restes de vos assiettes servaient à fournir de l'énergie et à créer des emplois ? Dans l'Aisne (02), à Hartennes-et-Taux, les ateliers de Taux ont déjà relevé le défi. Cette association, hébergée sur l'exploitation agricole Gaec Manscourt, emploie 6 personnes. La structure leur a permis de sortir du chômage.

Les salariés en insertion s'activent à collecter et trier les déchets alimentaires, qui échappent ainsi à l'incinération ou à l'enfouissement. Ils contrôlent la conformité des déchets collectés, retirent les emballages alimentaires, et veillent à l'absence de corps étrangers (plastique, métal..). Pour se former aux bons gestes et aux bonnes techniques, le personnel est encadré par William Flavigny, accompagnateur socioprofessionnel pour le compte de l'association.

Pour s'approvisionner en biodéchets, les ateliers de Taux peuvent s'appuyer sur leurs tournées en camionnette. Ils collectent notamment les restes alimentaires issus de plateaux-repas du centre hospitalier de la ville voisine de Soissons. Mais les TPE/PME locales, cantines scolaires et restaurants sont un fort potentiel de gisement de biodéchets, note Sébastien Manscourt, responsable du site et co-fondateur de l'association avec Caroline Sovet.

Lancée début novembre, la structure fournit déjà 1,5 t de biodéchets chaque jour qui alimentent l'unité de méthanisation présente sur le site depuis 2014. Au total, l'unité ingurgite quotidiennement 25 t. De quoi générer du biogaz pour la cogénération d'électricité, injectée sur le réseau, et de la chaleur aux serres de fraises de l'exploitation.

Forts du soutien financier de l'UE et du réseau France Active, les ateliers de Taux ne cessent de monter en régime. D'ici janvier, les revenus générés par la collecte des biodéchets assureront le financement des 2 postes permanents de la structure, anticipe Sébastien Manscourt.

Partager