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Publiée le 14/11/2022
IMCISE : Quantification de l’IMpact de la CueIllette sur la dynamique des populations des plantes SauvagEs H/F

Stage - 6 mois Jeune diplômé / moins de 1 an France - Occitanie - Montpellier

> Le poste

I. Résumé

Le stage se déroulera à l’UMR AMAP à Montpellier (https://amap.cirad.fr/), laboratoire spécialisé dans l’étude des plantes et des végétations.

Mots clés : biodiversité végétale, méthode de suivi, exploitation des ressources, conservation, flore sauvage

Superviseurs :
Guillaume Papuga (maitre de conférence, Université de Montpellier – laboratoire AMAP)
Co-encadré par Aurélien Besnard (professeur EPHE – laboratoire CEFE)

Durée du stage : Février à juillet 2023, 6 mois. Période adaptable. Le stage sera gratifié selon la législation en vigueur.
Terrain : les zones expérimentations seront localisées dans la région Occitanie (déplacements à prévoir en région).

II. Projet de stage

La cueillette à but commercial des plantes sauvages est une pratique ancestrale dont les modalités varient avec les cultures, les époques, et les caractéristiques biologiques des plantes prélevées (Cunningham, 2014). L’impact de ces pratique sur la dynamique des populations reste cependant peu étudié, car l’empreinte humaine est un facteur complexe à intégrer dans des suivis de population. Or, le suivi des espèces végétales soumises à la cueillette devient un sujet d’importance pour la conservation de la biodiversité (Cambecèdes & Garreta 2018, Wilson et al 2005).

La diversité des cueillettes en France métropolitaine constitue un challenge dans la mise au point de protocoles de suivi, en raison des différences de pratiques, de la diversité des types biologiques des plantes, et de l’abondance de ces espèces (Bonnet et al 2015, Gauthier et al 2019). Des problèmes matériels et techniques limitent le déploiement des suivis, souvent calibrés pour la flore rare et menacée. Ainsi, il est nécessaire de développer de nouvelles approches pour quantifier 1. la distribution et l’abondance de la ressource sur le territoire (Cambecèdes & Garreta 2018) et 2. les dynamiques temporelles des populations.

Le stage se structure autour de trois objectifs clés :
Le premier volet consiste à améliorer la connaissance sur la cueillette de plantes sauvages à travers la réalisation d’une revue de la littérature scientifique et de documents techniques portant sur la cueillette. Ce travail vise à mettre en évidence les pressions et menaces qui pèsent sur les plantes prélevées et leurs habitats, ainsi qu’un bilan des pratiques actuelles de cueillette.

Le second volet visera à quantifier la ressource à cueillir au niveau régional et se basera sur des modèles spatialisés d'occurrence et d’abondance de la flore. Ces modèles intégreront les enveloppes climatiques (résolution ~1000 m) couplés à des variables à forte résolution spatiale, issues de télédétection, permettant de caractériser les végétations à fine échelle (<50 m) (Lee-Yaw et al 2022). Dans un second temps, l’étudiant.e analysera la transferabilité de ces modèles pour estimer l’abondance d’un taxons. Des tests de terrain seront réalisés dans la région de Montpellier.

Le troisième volet (optionnel) visera à développer des méthodes de suivi local de l’impact de la cueillette sur un ensemble d’espèces sauvages. L’étudiant travaillera à l’adaptation d’un protocole de suivi terrain par maille, permettant une intégration multi-espèces indépendamment de la biologie du taxon et de l’habitat. Ces méthodes basées sur des analyses de fréquences d'occurrence posent des questions fondamentales de suivi de population, notamment quant à l’adaptation de la taille de la maille de présence pour détecter des tendances populationnels. Ces approches seront abordées via des simulations numériques.

Le projet est conçu à l'échelle de la France métropolitaine (Corse incluse), et intègre donc différents biomes (méditerranéen, tempéré, montagnard) ainsi qu’un gradient d’habitats, du plus ouvert (pelouse) aux milieux forestiers. Le projet est intrinsèquement multi-espèces, bien que des espèces cibles seront utilisées pour tester les protocoles (e.g. Thym commun, Arnica des montagne, Gentiane jaune). Le stage se déroulera en collaboration avec les Conservatoires botaniques nationaux (CBN) et l’Office Français de la Biodiversité. Des partenariats avec différents espaces naturels protégés (Parcs nationaux et Parcs Naturels Régionaux, Réserves naturelles régionales et nationales, CEN) seront à développer.

Bibliographie sélective

- Cambecèdes & Garreta (2018). The harvesting of wild plants : exploitation of natural resources and conservation of a natural heritage. Journal of new sciences, Agriculture and Biotechnology
- Cunningham (2014). Applied ethnobotany: people, wild plant use and conservation. Routledge.
- Gauthier et al. 2019. Assessing vulnerability of listed Mediterranean plants based on population monitoring. Journal for Nature Conservation
- Lee‐Yaw et al (2022). Species distribution models rarely predict the biology of real populations. Ecography.
- Pearce & Boyce (2006). Modelling distribution and abundance with presence‐only data. Journal of applied ecology
- Wilson et al. 2005. Measuring and incorporating vulnerability into conservation planning. Environmental Management

> Le profil recherché

L’étudiant.e recruté.e devra être en master 2 (ou équivalent) dans le domaine de l’écologie. Il/elle présentera des bonnes connaissances en écologie, avec un intérêt pour la conservation de la flore. Le projet comporte une part importante d’analyse de données et de modélisation, nous cherchons un.e étudiant.e ayant un une aisance et une certaine autonomie pour les statistiques. L’utilisation courante du langage R est un pré-requis. L’étude comporte également un important volet de terrain, l’étudiant.e devra donc être moteur dans la mise en place de protocoles expérimentaux. Enfin, une appétence pour la botanique de terrain serait un plus.

Le projet de stage s’inscrit dans le champs de la recherche appliqué, la personne recrutée devra donc combiner curiosité, créativité et prise d’initiative avec une capacité de dialogue pour prendre en compte les retours des acteurs de terrain. Le projet pourrait être étendu à des travaux de thèse.

Candidature

Les candidats doivent envoyer un CV (1 page recto), leur relevé de notes M1 ainsi qu’une lettre de motivation (1 page recto) au plus tard le 4 décembre 2022 minuit, avec comme sujet « Stage – Projet IMCISE ». Une réponse sera donnée au cours de la semaine suivante.
La lettre de motivation détaillera vos compétences, ainsi que les raisons qui vous poussent à vous intéresser à ce projet. Veuillez également indiquer l’adresse électronique d’une personne avec qui vous avez travaillé (par exemple, votre encadrant-e de M1) et qui serait heureuse d’être contactée au cas où vous seriez présélectionné-e.

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UMR AMAP

Enseignant chercheur au laboratoire AMAP & Université de Montpellier
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