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Emploi-Environnement

Prévention des risques : les professionnels de la route vont devoir ralentir la cadence

La vitesse autorisée sur les routes secondaires pourrait baisser courant 2018, au profit de la mobilité durable. Le comportement des conducteurs, lors des déplacements professionnels, devra changer. Voici comment ne pas être pénalisé...

Article  |  Transport  |    

L'année 2018 pourrait bien être celle d'une mesure attendue des adeptes de la mobilité durable : la réduction de la vitesse autorisée sur les routes à deux voies sans séparation centrale. Elle passerait de 90 à 80 km/h.

Davantage de mobilité durable en France, en 2018 ?

La mesure est actuellement à l'étude au Ministère de l'Intérieur et sera abordée par le Conseil Interministériel pour la Sécurité Routière, le 18 janvier 2018. Elle remporte l'adhésion du premier ministre, Édouard Philippe, et devrait en toute logique être soutenue par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.

De nombreux bénéfices sont à attendre de la mesure, peu coûteuse pour les deniers de l'Etat : réduction du nombre et de la gravité des accidents, diminution du bruit perçu par les riverains des axes routiers, réduction des émissions polluantes des véhicules thermiques, profil d'utilisation plus adapté aux véhicules électriques...

Les usagers de la route contraints de réduire la cadence

Toutefois, si la mesure est adoptée, il sera urgent de revoir sa conduite. Car cela pourrait coûter cher aux automobilistes, y compris dans le cadre des déplacements professionnels au volant d'un véhicule de société…

Depuis début 2017, l'employeur est tenu d'indiquer aux autorités l'identité et l'adresse du salarié qui a commis une infraction routière “constatée par un appareil de contrôle automatique homologué”. Les excès de vitesse sont concernés et risquent de coûter cher financièrement et en nombre de points.

Dans l'hypothèse où votre employeur ne vous dénoncerait pas, il serait alors passible d'une contravention de 4ème classe (750 euros maximum) et devrait également acquitter l'amende due par le conducteur… Il est peu probable qu'il paie à votre place !

Le rôle des entreprises vis-à-vis des personnels en déplacement

En plus des stages à l'éco-conduite et à la sécurité routière, les services des Ressources Humaines ou HSE des entreprises vont donc devoir sensibiliser le personnel si les limitations de vitesse évoluent.

D'autant que ce risque accru de verbalisation intervient dans un contexte de privatisation des contrôles-radars mobiles qui va accroître la mise à jour des comportements irresponsables sur la route. La flotte de véhicules-radars homologués sur les routes devrait se développer davantage et son taux d'utilisation progresser…

En bref, le nombre de PV risque de s'envoler, au début, comme ce fut le cas avec la mise en oeuvre des radars fixes automatiques. Mais c'est évitable.