Emploi-Environnement : Pouvez-vous nous présenter Valorem ?
Elisabeth Abrivat : Valorem est un opérateur français indépendant dans le domaine des énergies renouvelables basé à Bègles, près de Bordeaux. Nous comptons 500 collaborateurs répartis dans 7 agences en France et sommes également présents à l'international, notamment en Finlande, en Grèce, en Suède et en Pologne. Nous maîtrisons l'ensemble des processus liés à la valorisation des énergies vertes, depuis le développement de projets jusqu'à leur exploitation. Cela inclut la maintenance, l'assistance à maîtrise d'ouvrage, la construction et les audits.
Depuis décembre 2021, nous sommes devenus une Entreprise à Mission. Bien avant, nous avions été les premiers à intégrer volontairement des clauses sociales dans nos projets de construction de parcs solaires puis éoliens. Par ailleurs, en 2016, nous avons créé un fonds de dotation, Watt for Change, qui soutient des projets visant à lutter contre la précarité énergétique, tout en sensibilisant et en promouvant les énergies renouvelables.
EE : Pourquoi avoir signé un partenariat avec les Écoles de la Transition Écologique (ETRE) ?
EA : Nous collaborons avec le réseau des Écoles de la Transition Écologique (ETRE), qui forme des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme aux métiers de la transition écologique depuis plusieurs années. Toutefois, nous souhaitions formaliser les choses par le biais de ce partenariat. Cela implique de notre part un soutien financier, des dons de matériel comme des panneaux photovoltaïques afin de travailler sur leur préqualification dans le domaine du solaire. Ce partenariat, également humain, implique aussi des initiatives immersives comme des visites de parcs éoliens et solaires ou des stages de découverte au sein de Valorem. Pour ETRE, l'idée est aussi de développer son partenariat de réseau avec les entreprises.
Pour nous, cela répond aussi à un défi de recrutement dans notre domaine d'activité. Comme la plupart des entreprises du secteur, nous sommes en recherche de talents. Nous avons ainsi la volonté de susciter des vocations à tous les niveaux de formation. L'idée est aussi de nous ouvrir à des publics plus variés, à plus de mixité, de diversité dans le choix de nos profils, et ce, au sein de notre entreprise mais aussi dans le secteur de manière générale.
EE : Avez-vous d'autres types de démarches visant l'insertion professionnelle ?
EA : Nous participons au programme Génération Transition, destiné à des lycéens, qui organise des visites de parcs éoliens ou solaires animées par des techniciens. Nous sommes associés à l'association Elles Bougent, qui vise à encourager les jeunes femmes, collégiennes, lycéennes et étudiantes à s'orienter vers des filières et carrières scientifiques, techniques, technologiques et d'ingénierie.
Nous soutenons également des projets comme CAPéMARE, avec l'Université de La Rochelle, qui vise à promouvoir les énergies marines et les formations associées. Nous travaillons également actuellement avec un lycée agricole avec lequel nous avons créé des modules de sensibilisation et de découverte sur l'agrivoltaïsme. Nous avons aussi, à titre d'exemple, publié une offre visant à accueillir des jeunes dans le cadre de stages de Troisième.
EE : Plus globalement, en termes de recrutement, quels sont les profils que vous recherchez ?
EA : Nous avons des métiers orientés vers notre activité historique de bureau d'études en énergie renouvelable, avec deux domaines d'expertise : un bureau d'études Solaire, un autre Vent et acoustique, avec des profils qui sont plutôt de niveau Bac+5.
Cependant, nous restons dans un secteur industriel, et si nous ne construisons pas nous-mêmes les fondations de nos éoliennes, de nos parcs solaires ou agrivoltaïques, nous assurons le développement, l'ingénierie de projets de construction, la maintenance, l'exploitation et l'optimisation de la performance de notre production. Ces activités qui correspondent à notre cœur de métier s'appuient également sur de multiples fonctions supports : cela passe par les achats, la QHSE, les RH, la communication, le juridique, la finance, la RSE, un service environnement…
Nous sommes convaincus qu'ouvrir nos parcs, nos agences et notre siège, sous la forme de visites ou de stages, à des profils infra bac, ou en reconversion, issus de la diversité ou en situation de handicap, les inspirera à s'engager dans les formations et qualifications liées à notre secteur d'activité et dans nos métiers.
Ainsi, par exemple aujourd'hui, nous avons besoin de techniciens de maintenance, de responsables d'exploitation et nous travaillons avec des profils à Bac+1 / +2 qui veulent évoluer vers du Bac + 3.

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