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Emploi et verdissement de l'économie : le rapport LinkedIn 2024 trace les grandes tendances

Publié ce jour, le rapport 2024 de LinkedIn sur l'essor des compétences vertes dans le monde et en France démontre l'envolée des besoins. Chiffre phare : la demande de talents verts, en France, a augmenté de 15 % en trois ans. Éclairages.

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Emploi et verdissement de l'économie : le rapport LinkedIn 2024 trace les grandes tendances

LinkedIn publie aujourd'hui son nouveau rapport sur l'essor des compétences vertes dans le monde et en France. Parmi ses enseignements clés, la demande mondiale de talents verts a augmenté deux fois plus vite que l'offre depuis l'année dernière, avec des hausses respectives de 11,6 % et 5,6 %. La France ne fait pas exception, puisque 11 % des offres d'emplois exigent actuellement des compétences vertes, et la demande de « talents » verts a progressé de 15 % dans l'Hexagone au cours des trois dernières années.

En France, le secteur des services d'utilité publique, regroupant l'eau, le gaz et l'électricité, se place en tête des secteurs en termes de demande de talents verts, avec 30 % des offres d'emploi nécessitant ces compétences. Les spécialisations qui enregistrent les plus fortes croissances dans ce domaine sont la maintenance industrielle (+ 99 %), le développement durable (+86 %), et la maintenance électrique (+84 %). D'autres secteurs affichent également une demande marquée, notamment les services aux consommateurs avec 24 % des offres d'emploi, le BTP avec 23 %, et l'industrie manufacturière à 22 %.

« D'ici cinq ans, quel que soit le métier et le secteur, 60 % de nos compétences ont vocation à se transformer. Une mutation dans laquelle les compétences vertes sont prioritaires. Cela implique que nous allons tous devoir nous adapter, car si l'on ne construit pas ces compétences pour l'avenir, nous aurons collectivement un problème économique, d'emplois et de compétitivité », commente Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France. Au-delà de l'urgence climatique, elle souligne une autre priorité : « Si la mise à niveau de ces compétences doit être prise en charge par la puissance publique et l'ensemble de l'enseignement, elle doit également être intégrée dans une démarche intergénérationnelle, inclusive et durable par les entreprises ».

Compétences vertes : les jeunes et les femmes restent sur le carreau

Tous les professionnels devraient avoir accès aux nouvelles opportunités économiques liées à la transition écologique. Pourtant, les données LinkedIn montrent que certaines populations, comme la Génération Z (personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010) et les femmes, nécessitent une attention particulière pour y parvenir.

Malgré une sensibilisation accrue aux enjeux environnementaux, la Génération Z, en France, possède moins de compétences vertes que leurs aînés, avec seulement un jeune sur douze (7,9 %) disposant de telles compétences, bien en deçà de la moyenne nationale de 17,9 %. « Verdir les compétences de cette génération doit donc devenir une priorité stratégique pour les entreprises et le système éducatif, d'autant plus qu'elle représentera un tiers de la population active en France d'ici 2030 », précise Fabienne Arata.

Par ailleurs, seulement une femme sur huit (12,4 %) dispose actuellement d'au moins une compétence verte, contre un homme sur cinq. Et si, depuis 2023, la part des talents verts a progressé de 14 % chez les femmes et de 11 % chez les hommes, cette augmentation reste insuffisante pour combler l'écart entre les sexes, qui s'élève à 3,7 % pour les femmes contre 8,8 % pour les hommes.

« Ce que nous avons pu constater dans la plupart des révolutions technologiques précédentes, qui nécessitaient une évolution très significative des compétences, c'est qu'à partir du moment où les entreprises s'en emparent, ce qui est le cas aujourd'hui, elles prennent conscience qu'elles doivent les construire elles-mêmes. Aussi, l'idée derrière cela, c'est d'accélérer la convergence des efforts entre le public mais aussi privé pour développer rapidement et à grande échelle des dispositifs de formation autour des compétences vertes pour construire ensemble les viviers de talents », conclut Fabienne Arata.

 
 
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