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Progression des énergies renouvelables : 4 métiers émergents

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Progression des énergies renouvelables : 4 métiers émergents

Éolien, énergie solaire, hydroélectricité… les énergies renouvelables continuent de progresser. Selon les statistiques publiées en avril 2020 par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), on installe aujourd'hui plus de capacités renouvelables que de capacités utilisant des combustibles fossiles. Un contexte favorable à l'émergence de nouveaux métiers !

En 2019, 176 gigawatts (GW) d'énergies renouvelables ont été installés dans le monde. Leur part atteint 34,7 % de la capacité énergétique mondiale, fin 2019, contre 33,3 % fin 2018. Sur les 2 537 GW de renouvelables installés dans le monde, l'hydroélectricité en représente 47%, l'éolien 25 % et le solaire 23 %. Dans son récent rapport sur les perspectives mondiales pour les ENR, l'Irena relate que la progression des énergies renouvelables doit s'accompagner en parallèle, d'une stimulation de la croissance économique, et la création de millions d'emplois.

 
"Des emplois qui pourraient atteindre 21 millions dans l'efficacité énergétique, 15 millions dans la flexibilité du système, et 42 millions dans les ENR d'ici 2050."  
Projections mondiales de l'Irena, avril 2020
 
Appelés à jouer un rôle stratégique pour la transition énergétique

En France, les projections macroéconomiques de la dernière Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoient la création d'environ 246 000 emplois en 2023, de 413 000 emplois en 2028, et de 475 000 emplois en 2030. Le rapport Parisot 2019, sur le plan de programmation des emplois et des compétences, a identifié 4 catégories de métiers émergents, directement liés au développement des ENR dans le mix-énergétique. D'après le rapport, sans être forcément inédits, ces métiers sont en train d'évoluer profondément.

Le conseiller énergie ou chargé de mission énergie : sa vocation ? Accompagner, orienter les collectivités locales, les administrations, les entreprises dans des stratégies énergétiques. Il peut être amené à concevoir et préparer des projets de développement, à superviser leur mise en œuvre. Il travaille soit en cabinet de conseil, en bureau d'études, ou à l'intérieur même des entités concernées.

L'energy manager, le consultant green IT, l'économe de flux : fonction très opérationnelle, il agit sur une unité donnée (site industriel, grande distribution, immeuble de bureaux, administration, habitat collectif) pour améliorer les process technologiques, techniques mais aussi d'achat. Sa mission : optimiser les consommations d'énergie en intervenant sur tous les flux – du chauffage aux déchets -.

L'agrégateur, le dispatcher, le trader : ces métiers se développent significativement. Leur rôle ? Permettre au système électrique de gagner en flexibilité. Ils répondent aux enjeux d'intégration des énergies de source renouvelables et intermittentes, à la gestion des effacements ou des délestages partiels. Tout en assurant la satisfaction des clients et le développement des nouveaux usages.

L'ingénieur en génie des matériaux : l'expert en propriétés des matériaux a toujours été recherché, mais la transition énergétique lui donne un rôle nouveau, en tout cas accru, voire décisif. Modélisation multiphysique, électrochimie des batteries, autant de compétences qui seront de plus en plus nécessaires dans les transports, l'automobile, le stockage des énergies...

Lorine Toumia

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