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Chargée de mission en gouvernance maritime à l'ONU : « le réseau et l'expérience sont essentiels ! »

Chargée de mission en gouvernance maritime pour l'ONU, Mathilde Nouvel coordonne des projets à l'international où la notion de développement durable est un sacerdoce. Comment a-t-elle accédé à ce job ? Quel a été son parcours ? Portrait.

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Chargée de mission en gouvernance maritime à l'ONU : « le réseau et l'expérience sont essentiels ! »

Mathilde Nouvel, 26 ans, évolue depuis plus d'un an au sein de l'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) de l'ONU. Sa fonction ? Chargée de mission junior en gouvernance maritime, spécialisée dans la protection de l'environnement et le développement durable. Un métier qu'elle exerce parallèlement au sein de deux antennes de l'ONU, situées à Bonn (Allemagne) et à Bruxelles (Belgique), sur des projets d'envergure internationale. « Ma mission consiste à accompagner des ministères, des agences publiques ainsi que des entreprises privées, en partenariat avec d'autres organismes des Nations Unies et des établissements universitaires, sur des projets liés au développement durable dans la gouvernance maritime », explique-t-elle.

Mathilde coordonne ces projets de A à Z : elle planifie les actions à mener, établit les calendriers, met en place les partenariats, organise des ateliers de coopération entre les acteurs impliqués, initie des formations, et gère les budgets ainsi que toutes les questions administratives. « Par exemple, nous allons bientôt débuter un projet de l'Union européenne, intitulée Safe Seas in Africa, qui vise à renforcer la gouvernance maritime en Afrique. Il s'agit, entre autres, de contrer la pollution marine, la pêche illégale, ainsi que les trafics de drogue et d'êtres humains. Nous avons donc identifié des partenaires potentiels et conçu des formations pour aider les locaux et principaux acteurs à mieux gérer ces problématiques, tout en établissant un plan opérationnel et un prévisionnel financier », précise-t-elle.

« Travailler avec des personnes de tous horizons est une expérience géniale ! »

Avant de rejoindre l'ONU, Mathilde, originaire de Normandie, s'est orientée vers une bi-licence en Droit et Sciences Politiques à l'Institut Catholique de Paris. « Durant ce cursus, j'ai eu l'opportunité, en troisième année, de partir étudier une année au Canada. Cette expérience m'a permis de découvrir un système éducatif différent, beaucoup plus libre, fluide, axé sur l'échange et le partage, et moins rhétorique qu'en France », témoigne-t-elle. Cette prise de conscience l'a ensuite conduite à suivre un master en Sciences Politiques, Affaires publiques et internationales à l'Université de Montréal, où elle a suivi des cours sur l'environnement. Ce cursus lui a donné l'envie de se spécialiser dans ce domaine, qu'elle a approfondi avec un master européen en anglais spécialisé en justice environnementale en Suède (M1) puis en Allemagne (M2),« gratuit pour les étudiants européens », souligne Mathilde.

« Tout au long de mon parcours, j'ai eu l'occasion de faire divers stages, notamment au SDG Action Campaign dans une agence de l'ONU, ainsi que du volontariat européen en Slovénie. Et c'est extrêmement important, car pour intégrer ce milieu, le réseau et l'expérience sont essentiels ! », insiste-t-elle.

Quels conseils donnerait-elle à celles et ceux qui souhaiteraient suivre sa voie ? « Il faut parler anglais couramment. Avoir des compétences en gestion de projets et en communication est également crucial, car je fais souvent appel à d'autres acteurs du secteur. Il faut aussi être diplomate. De plus, pour les femmes, je recommande de développer des compétences en leadership, car le milieu est encore très masculin et il n'est pas toujours facile de s'y faire une place. Enfin, il faut aimer voyager et être réactif. Quoi qu'il en soit, travailler avec des personnes de tous horizons est une expérience absolument géniale. Et même si les projets peuvent parfois mettre plusieurs années à aboutir, ils ont tous un impact fort et c'est très valorisant », conclut-elle. Et si c'était vous ?

 
 
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