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Emploi-Environnement

Vers une filière industrielle de l'éolien autour du futur parc Yeu-Noirmoutier

Le projet de parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier avance. Des savoir-faire nouveaux doivent donc émerger, avec des emplois locaux à la clef. Toute une filière industrielle de l'éolien en mer est en passe de se structurer en France.

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Vers une filière industrielle de l'éolien autour du futur parc Yeu-Noirmoutier

L'éolien en mer doit devenir une filière industrielle créatrice d'emplois. C'est l'ambition de l'Etat français, qui espère profiter des marchés générés par les appels d'offres en la matière.

Parmi les projets à forte perspective, celui du parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier. Le parc, d'une puissance de 496 MW, serait composé de 62 éoliennes de 8 MW chacune. Le projet a été attribué par appel d'offres en 2014 à la société EMYN, détenue par Engie, EDP Renewables et la Caisse des dépôts et consignations.

Le calendrier de la mise en oeuvre du projet est déjà fixé. Si les autorisations administratives sont bien délivrées fin 2018, la construction et l'installation en mer des différents éléments du parc éolien suivront à partir de 2019, avec une mise en service à l'horizon 2021.

Autour du projet d'éolien en mer, un écosystème de fournisseurs à créer

Autour de ce projet d'envergure, un véritable écosystème local de savoir-faire dans l'éolien pourra se structurer. Selon la société EMYN, un travail de concertation est déjà entamé avec les acteurs économiques des Pays de la Loire. Il s'agit d'identifier les entreprises locales qui pourraient devenir fournisseurs, au cours des 3 phases du projet éolien en mer.

Première étape, la phase de développement, qui est en cours de réalisation. Pour EMYN, l'objectif est de dimensionner les éléments du projet éolien. Cela passe par une meilleure connaissance environnementale et technique de la zone d'implantation du parc.

Les expertises en matière d'études techniques et environnementales, mais également liées à la logistique et à la concertation, ont profité à 22 entreprises du Bassin de la Loire, dont 11 sont localisées en Vendée.

1.500 emplois attendus sur les phases de construction et d'installation du parc

Pour les phases de construction et d'installation des éléments du parc, les retombées sur l'emploi sont prometteuses. Selon l'évaluation du porteur de projet, 1.500 emplois seraient mobilisés en France. Les emplois concernent en proportions égales : la fabrication des éoliennes, dans les usines de Siemens-Gamesa au Havre • la fabrication et l'installation des autres grands composants du parc éolien : sous-station électrique en mer, câbles inter-éoliennes, fondations des éoliennes.

Pour assurer la construction et l'installation, EMYN fera appel à des fournisseurs pour les grands “lots” du parc éolien, clairement identifiés. En prévision de cette étape, le porteur de projet et son fournisseur de turbines travaillent aujourd'hui à repérer des entreprises locales qui pourraient se placer en rang 2 ou 3 dans la chaîne d'approvisionnement du projet. EMYN affiche également sa volonté de participer à la montée en compétence de ces entreprises. Leurs mises en relation avec les responsables du projet ou les fournisseurs de rang 1 s'inscrivent à ce titre dans le process en cours.

Former le personnel de maintenance du parc, un défi d'actualité

Pendant toute la phase d'exploitation et maintenance du parc éolien, qui durera a minima 25 ans, les compétences d'entreprises locales seront également bienvenues. Elles pourront ainsi réaliser des prestations logistiques ou des travaux subaquatiques.

Cette dernière phase engendrera également la création de 125 emplois directs, répartis entre les îles d'Yeu et de Noirmoutier. Non délocalisables, ces emplois seront répartis en 3 catégories d'activités, selon la société EMYN : 60% de techniciens (à terre et en mer) • 10% de marins • 30% de postes de logistique et d'encadrement.

La formation des personnels en charge de l'exploitation et la maintenance du parc s'impose. EMYN a signé des partenariats avec l'IUT de Saint-Nazaire, qui délivre une licence COMO (Chef d'Opération à la Maintenance Offshore), et le Greta du Maine, qui délivre une formation continue de maintenance éolienne.

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