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Enjeux écologiques : un critère déterminant pour les jeunes générations dans le choix de leur employeur

Selon l'étude 2024 du cabinet Deloitte "Gen Z and Millennial Survey", les enjeux écologiques influencent les choix professionnels des millénials et de la génération Z. Mais comment identifier greenwashing ou engagement réel ? Feuille de route.

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Enjeux écologiques : un critère déterminant pour les jeunes générations dans le choix de leur employeur

Avant de postuler dans une entreprise 70 % de la génération Z (12-27 ans) et Y (28-43 ans) considèrent crucial qu'elle agisse contre le changement climatique et 25 % se renseignent sur sa politique environnementale. « Et pourtant sur cette question, 50 % des entreprises françaises ne définissent pas clairement ce qu'est la RSE et n'ont pas de démarche digne de ce nom en ce sens. Aussi, juste 30 % ont saisi ce qu'est une politique RSE et agissent à leur mesure pour y répondre. Et seulement 20 % s'y engagent fortement », affirme Alan Fustec, fondateur de la première agence de labellisation RSE en France. En dommage collatéral, un jeune sur cinq a déjà changé d'emploi pour des raisons écologiques. Par ailleurs, 54 % des représentants de la génération Z et 48 % de la Y font pression sur leur employeur pour des actions climatiques. « Il y a 40 ans, les revendications étaient surtout sociales. Désormais, elles sont également environnementales. Via leur hiérarchie, par le canal des instances représentatives du personnel, les jeunes expriment clairement que leur entreprise n'en fait pas assez. On assiste de plus en plus à du militantisme, à des demandes d'évolution de dispositifs dans l'exercice de leur métier afin de contribuer à la protection de l'environnement. Les jeunes actifs montrent ainsi leur détermination à pleinement intégrer la transition écologique dans leur vie professionnelle », constate Alan Fustec.

La formation autour de la durabilité : une priorité !

Lorsqu'on leur demande de sélectionner des domaines dans lesquels ils aimeraient voir leurs employeurs investir davantage de ressources pour lutter contre le changement climatique, la génération Z et Y placent la formation autour de la durabilité en tête. 19 % de la génération Z et 21 % des millennials abordent également la rénovation des bureaux pour les rendre plus écologiques. Et d'autres initiatives suivent de près comme la transformation du modèle économique de base en proposant des produits ou des services plus durables (19 %), ou encore l'engagement à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre au cours de la prochaine décennie, conformément aux objectifs de l'Accord de Paris (18 % de la génération Z et 17 % des millennials). Enfin, 18 % des sondés souhaiteraient voir les entreprises travailler plus étroitement avec le gouvernement pour faire progresser les initiatives de développement durable. « Quand on parle aux jeunes générations de toutes les initiatives RSE qui peuvent être engagées, de ce qu'elles recouvrent, leurs connaissances restent toutefois obsolètes. Aussi ce qu'elles vont regarder, c'est si l'entreprise à une politique globale autour de la RSE », témoigne Alan Fustec.

Une politique RSE pertinente : quelles références ?

Alors comment accéder à des informations pertinentes quant aux différents leviers d'action dont disposent les entreprises quant à une politique RSE pertinente ? Différents référentiels permettent de savoir si une entreprise fait du greenwashing ou si elle est vraiment engagée. « La norme ISO 26000 couvre tous les champs de la RSE : la gouvernance, le respect des droits de l'homme, les conditions sociales et d'exercice des salariés, la protection de l'environnement, l'éthique des affaires, le respect du client et l'engagement pour le territoire. Dans l'environnement vous avez la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des prélèvements des matières premières, la limitation de tous les rejets polluants… », détaille Alain Fustec. Aussi pour identifier si une entreprise met en œuvre les questions du développement durable, ces grilles de lecture sont un excellent repère, tout comme les objectifs du développement durable de l'ONU. « Enfin la CSRD (Corporate sustainability reporting directive) ou Directive sur le reporting de la durabilité des entreprises est une norme obligatoire de reporting RSE pour les entreprises qui font plus de 250 salariés », conclut Alan Fustec. De quoi avoir toutes les cartes en main pour intégrer une entreprise réellement investie dans le développement durable.

 
 
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