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Optimisation énergétique des bâtiments : le secteur embauche à tous les niveaux de formation !

En France, le bâtiment consomme 40 % de l'énergie. Aussi, pour améliorer l'efficacité énergétique du secteur, de nouveaux métiers émergent et le recrutement s'intensifie. Exemple avec OCEA, spécialiste en performance énergétique.

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Optimisation énergétique des bâtiments : le secteur embauche à tous les niveaux de formation !

« L'évolution des technologies, notamment l'essor des objets connectés (IoT), qui permettent un suivi en temps réel des consommations d'énergie des bâtiments, nécessite des installateurs, des superviseurs et des professionnels de l'analyse de données », explique Saliou Seck, directeur des solutions énergétiques tertiaires chez OCEA, spécialiste en performance et efficacité énergétique.

Tout commence avec le technicien télérelève. « Cet homme de terrain garantit la transmission fiable des données vers les gestionnaires d'énergie. Ces données sont essentielles pour analyser les consommations et détecter les anomalies comme les surconsommations ou encore les fuites », détaille Saliou Seck. Concrètement, c'est lui qui installe et paramètre les compteurs intelligents, permettant un suivi précis des consommations d'énergie, d'eau et de gaz. Il en assure la maintenance si besoin. « Chez nous, ce technicien peut être issu d'un bac pro, d'un DUT/BUT ou d'un BTS en électrotechnique », précise le directeur des solutions énergétiques tertiaires chez OCEA.

Le référent IoT intervient ensuite. Il réalise l'interfaçage des données issues des capteurs avec les plateformes d'hypervision, qui centralisent, analysent les données et surveillent en temps réel la consommation d'énergie. Il vérifie la fiabilité du matériel déployé et pilote l'intégration logicielle dans le but d'assurer la fiabilité de l'écosystème qui sera installé sur site. Il contribue ainsi à améliorer la performance énergétique des bâtiments en mettant les données à disposition des mainteneurs et energy manager. Par exemple : des consommations détaillées des terminaux CVC (chauffage, ventilation, climatisation) qui, dans le tertiaire, représente entre 40 et 60 % des consommations. « Nous recrutons ces professionnels au niveau Bac+3 à Bac+5, après une licence pro ou un master en électricité, électrotechnique, domotique, avec des notions en R&D, et bien entendu des ingénieurs. Mais nous restons ouverts à des profils BTS ou DUT/BUT avec de l'expérience », précise Saliou Seck.

Enfin, le manager Smart Building se positionne comme l'un des stratèges de la performance énergétique. Si le référent IoT porte une attention particulière aux objets connectés, le manager gère un bâtiment intelligent dans sa globalité. Il s'assure que les équipements connectés (capteurs, chauffage, ventilation, sécurité…) fonctionnent ensemble pour améliorer le confort, la sécurité et l'efficacité énergétique. « De plus, c'est lui qui accompagne les entreprises et collectivités dans l'adoption de solutions intelligentes. Il veille également à la conformité des infrastructures avec les réglementations en vigueur, comme le décret tertiaire ou le dispositif BACS », ajoute Saliou Seck. Son cursus ? Une école d'ingénieur avec une appétence pour l'électrotechnique, l'IT et le bâtiment, sans oublier des notions en management.

« Nous recrutons en permanence ces professionnels de l'optimisation énergétique. Nous les accompagnons dans nos pratiques durant trois mois, en interne, et les encadrons via des tuteurs, car il manque aujourd'hui des cursus de formation spécifiquement adaptés à ces métiers », conclut Saliou Seck. À bon entendeur…

 
 
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