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La chasse aux PFAS requiert un nombre croissant de techniciens de mesure de l'eau

Suivre l'état biologique d'une rivière ou la pollution d'une nappe phréatique, et maintenant les traces de PFAS : voici ce qui attend un technicien de mesure de l'eau. Abdelnor Mousli, directeur des prélèvements de SGS, nous explique.

Article  |  Eau  |    
La chasse aux PFAS requiert un nombre croissant de techniciens de mesure de l'eau

Emploi-Environnement : Quelles sont les dernières évolutions dans le domaine de la mesure de l'eau ?

Abdelnor Mousli : Le principal changement réside dans le suivi des molécules per- et polyfluoroalkylées ou PFAS, ces polluants très résistants que l'on retrouve dans de nombreux milieux. Dans les neuf derniers mois, sous l'impulsion du ministère de la Transition écologique, plus de 5 000 contrôles ont été mis en place chez des industriels pour rechercher la présence de ces substances dans leurs rejets d'eaux usées. Chaque contrôle prend la forme d'une mesure par mois pendant trois mois, au gré de trois vagues successives. Nous en sommes actuellement dans la troisième vague de cette phase de prélèvements sollicitée par la nouvelle réglementation.

En fonction du bilan qui en découlera, le ministère risque d'engager la surveillance pérenne des PFAS dans les rejets des industriels et des collectivités. Ce développement suscite un nouveau volume d'activité, et donc de recrutement, pour des entreprises comme SGS.

EE : Comment comptez-vous satisfaire ce nouveau besoin ?

AM : À travers notre expertise de mesure, d'inspection et de certification dans l'industrie et l'environnement, nous avons deux principaux corps de métier : l'activité en laboratoire et celle en prélèvement. Pour la première, nos besoins de recrutement sont constants. Nous embauchons chaque année entre 30 et 50 nouveaux techniciens de laboratoire, diplômés d'un BTS en chimie organique ou en microbiologie des eaux.

Mais il n'y a pas de bons échantillonnages et de bonnes analyses en laboratoire sans de bons prélèvements à la source. Cependant, il n'existe pas de cursus spécial pour ce métier, qui concerne des techniciens plus généralistes, aujourd'hui très demandés dans tous les domaines industriels. De plus, le métier est moins connu que celui de laborantin, vers lequel les étudiants peuvent s'orienter facilement avec les filières classiques. Mais cette activité est essentielle pour nous et nous souhaitons recruter au moins 30 à 50 nouveaux techniciens de mesure eau dans les deux ou trois prochaines années.

EE : Quels profils recherchez-vous ?

AM : Un technicien de mesure eau doit avoir un niveau bac + 2 ou équivalent. Sa formation peut être spécialisée, comme avec le BTS Gestion et maîtrise de l'eau (Gemeau), ou plus générale en environnement, en chimie ou en hygiène-sécurité. L'apprentissage du geste de prélèvement, pour réaliser des mesures de débit, de potabilité ou de piézométrie, se fait ensuite chez nous sur le modèle du compagnonnage. Nous recevons aussi de plus en plus de stagiaires et d'apprentis pour familiariser les jeunes à nos métiers avant de les recruter. D'autant que ceux-ci demandent une grande autonomie : chaque intervention sur site est assurée par une ou deux personnes seulement.

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