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Emploi-Environnement

Les agents des parcs nationaux dénoncent la fonte des effectifs

Alors qu'ils subissent des pertes d'effectifs depuis dix ans, les agents des parcs nationaux français redoutent de nouvelles coupures budgétaires et de nouvelles suppressions de postes dans les mois à venir. Explications.

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Les agents des parcs nationaux dénoncent la fonte des effectifs

Dans les trois ans à venir, 40 postes pourraient disparaître dans les parcs nationaux, soit une perte de 10 % des effectifs des 10 parcs métropolitains qui emploient 800 agents. C'est ce qu'affirment des agents du parc national des Cévennes dans une tribune publiée sur Reporterre fin juillet.

Multiplication des actions partout en France

Ils ne sont pas les seuls à dénoncer ces suppressions de postes. Depuis le début de l'été, de nombreux agents des parcs nationaux multiplient pétitions et actions pour dénoncer cette situation. D'autant que la fonte des effectifs est un processus déjà entamé depuis une dizaine d'année dans les parcs nationaux. En 10 ans, le Parc national des Ecrins a ainsi déjà perdu 25 postes (24 % de ses effectifs), celui des Pyrénées 16 (18 %)...

Impact sur la qualité et les conditions de travail

Ces suppressions de postes ne sont pas sans conséquences sur la qualité du travail fourni par les parcs. Au Parc national des Pyrénées, par exemple, plusieurs missions ont été supprimées : le suivi de l'Aigle royal, l'accueil, l'agroécologie et la documentation.

La répartition du travail sur des effectifs moindres impacte également les conditions de travail des agents. "On commence à avoir des risques psychosociaux, il y a des gens qui commencent déjà à être mal dans leur travail", indique Frédéric Goulet, co-secrétaire du syndicat national de l'Environnement-FSU (SNE-FSU).

Le nouveau parc national qui suscite des inquiétudes

En cause de ces suppressions de postes : des coupures budgétaires, sur lesquelles les agents des parcs nationaux cherchent à alerter les pouvoirs publics. Ils s'inquiètent d'autant que le gouvernement vient d'annoncer la création du 11e parc, en Champagne et Bourgogne et prévoit d'y transférer 40 fonctionnaires exerçant dans les parcs actuels.

Le 3 juillet dernier, une rencontre a eu lieu à Paris entre une délégation de présidents de parcs et l'ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy. Le président du parc national des Calanques, Didier Réault, l'a récemment assuré dans La Marseillaise : la nouvelle ministre Elisabeth Borne aura le dossier sur son bureau "dès la rentrée".

Elodie Buzaud.

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