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Emploi-Environnement

L'hydraulique, l'éolien et le photovoltaïque, des filières qui recrutent en France ?

L'hydraulique, l'éolien et le photovoltaïque sont les énergies renouvelables électriques phares en France. Quel est leur poids sur l'emploi ? Quelles sont les opportunités dans ces filières ? La réponse, avec le dernier baromètre Observ'ER.

Article  |  Energie  |    
L'hydraulique, l'éolien et le photovoltaïque, des filières qui recrutent en France ?

La nouvelle programmation pluriannuelle de l'Energie (PPE) accorde une large place à l'électrique. Elle fixe des objectifs ambitieux, notamment pour les énergies renouvelables les plus développées en France : l'hydraulique, l'éolien et le photovoltaïque. Des objectifs qui pourraient avoir un impact sur l'emploi dans ces EnR, selon le dernier baromètre du consortium européen Observ'ER. En partant d'un état des lieux de l'emploi dans ces EnR, l'étude propose un aperçu des opportunités à venir. Détails, filière par filière.

L'hydraulique : une reprise timide des embauches

Les trois quarts des 11.500 emplois directs de la filière hydraulique en France se concentrent dans la vente et la maintenance. Les emplois sont en légère hausse entre 2016 et 2017, mais ils étaient en chute depuis 2013, époque où la filière comptait 12.225 travailleurs. Aujourd'hui, 7.000 personnes travaillent dans la grande hydroélectricité (grandes centrales), 2.000 dans la petite.

Le secteur est composé de 10 fabricants de turbines, 10 fournisseurs de matériel électrique spécifique et de 30 bureaux d'études. Il compte 1.700 exploitants, avec EDF et Engie. Le chiffre d'affaires dépend en grande partie de la pluviométrie.

Nombre d'emplois directs fin 2017 : 11.590 • Puissance installée fin septembre 2018 : 25.784 MW • Objectif fin 2023 : 25,7 GW.

L'éolien : concentration des emplois dans les sièges sociaux

L'éolien terrestre affiche d'ambitieux objectifs en termes de production. La filière semble déjà en ordre de marche pour y arriver. Le nombre de postes a progressé de 7,8 % en 2017, comparé à 2016, selon Bearing Point. Les opportunités grimpent surtout dans l'étude et développement, l'ingénierie et la construction, l'exploitation et la maintenance. Elles sont en baisse dans la fabrication de composants.

Concernant la répartition géographique, les emplois se concentrent en Ile-de-France (4.290 emplois), où sont situés la plupart des sièges sociaux. Les Hauts-de-France, avec ses nombreux parcs, suit, avec 1.759 emplois, dont 537 en ingénierie et construction et 471 en exploitation et maintenance.

Observ'ER rappelle que l'implantation d'un projet éolien génère un surcroît d'activité locale, étant donné que de nombreuses entreprises participent aux travaux : terrassement, béton, raccordement, etc. Mais une fois le parc fini, les opérateurs ont tendance à implanter leurs bureaux dans les régions les plus dynamiques.

Nombre d'emplois directs en 2017 : 17.100 • Puissance installée fin septembre 2018 : 14.275 MW • Objectif fin 2023 : 34,1 – 35,6 GW.

Le solaire photovoltaïque : plus de postes dans l'équipement

La production d'énergie solaire photovoltaïque devra grimper sensiblement d'ici à 2028. Pas sûr que cela génère beaucoup d'emplois cependant. Les installations se déploient désormais sur des grandes centrales, qui, rapportées à la puissance, demandent moins de main d'oeuvre que les installations sur toitures individuelles.

Franck Raffalli, président du groupement des métiers du photovoltaïque de la Fédération française du bâtiment (GWPV-FFB) précise cependant que le secteur manque d'installateurs et de conducteurs de travaux, notamment.

Après avoir atteint son seuil plancher en 2016 avec 4.864 emplois directs, le photovoltaïque devrait recruter un peu plus à l'avenir, surtout dans les équipements, qui comptent 5.039 emplois en 2017, contre seulement 2.011 dans l'exploitation de sites.

Nombre d'emplois directs en 2017 : 7.050 • Puissance installée fin septembre 2018 : 8.766 MW • Objectif fin 2023 : 20,6 GW.

Elodie Buzaud.

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