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Emploi-Environnement

Foresterie : les opportunités pour les BAC+5 sont nombreuses

Le secteur de la foresterie s'intéresse aux BAC+5. AgroParisTech répond aux besoins de la profession avec une offre de formation restructurée. Dès 2019, les futurs diplômés pourront valoriser un titre en Sciences et Ingénierie Forestières.

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Foresterie : les opportunités pour les BAC+5 sont nombreuses

Chez AgroParisTech, la formation d'ingénieur en sciences et ingénierie du vivant se structure davantage. Dès 2019, ce titre d'ingénieur généraliste pourra être complété du diplôme “Sciences et Ingénierie Forestières” pour les étudiants ayant poursuivi le cursus spécifique, sur le campus de Nancy. L'objectif ? Renforcer le positionnement de la formation en foresterie, répondre aux enjeux nouveaux de la filière, liés notamment à l'adaptation aux changements climatiques, et faire la démonstration de l'opérationnalité du diplôme.

Des profils BAC+5 pour une foresterie d'avenir

L'école s'est assurée de la conformité des contenus pédagogiques du parcours “Forêt” aux attentes des employeurs. AgroParisTech a initié, en 2015, un comité de 17 experts issus du monde de la gestion forestière : ingénieurs, représentants de professionnels, responsables de formations équivalentes dans des universités étrangères… Le comité a échangé avec les recruteurs et mené des analyses prospectives à l'horizon 2025 sur l'évolution des métiers.

Un atout pour profiter de l'embellie de l'emploi des cadres forestiers, particulièrement marquée depuis 2010. “Les jeunes diplômés se voient proposer plusieurs offres d'emploi dès la sortie de l'école”, témoigne Meriem Fournier, directrice du campus AgroParisTech de Nancy. Un engouement qui serait lié à la montée en compétences des métiers de la forêt. “Ce qui était auparavant réalisé par un BAC+2 requiert aujourd'hui un ingénieur en raison de la complexification des projets, de la multiplication des interlocuteurs…”, poursuit la Directrice.

Un riche vivier d'emplois et de recruteurs

Ces dernières années, de nouveaux recruteurs, de type start-up, font appel aux cadres forestiers. De nouveaux métiers spécialisés dans la production d'information forestière émergent. Ce secteur stratégique répond à la demande d'entités qui veulent quantifier à grande échelle leurs ressources forestières sur le long terme. Parmi les outils high-tech à maîtriser : outils de télédétection, gestion de base de données, objets numériques et connectés pour le terrain, modèles d'aide à la décision…

Les employeurs traditionnels de cadres forestiers demeurent de bons pourvoyeurs d'emplois. Dans la gestion des forêts, débouché le plus évident pour les jeunes diplômés, l'Office Nationale des Forêts (ONF) fait figure de principal recruteur. Avec les départs à la retraite qui se multiplient, l'Office a besoin de renouveler ses effectifs et recrute chaque année 20 à 30 nouveaux profils.

Les jeunes diplômés qui s'orientent vers le secteur privé rejoignent les coopératives forestières - structures qui rassemblent les propriétaires terriens - ou bien exercent directement auprès des propriétés privées, en tant qu'expert-conseil exclusif.

De l'exploitation forestière au conseil environnemental

Aux côtés de la gestion des forêts, les entités de contrôle comptent parmi les principaux employeurs des ingénieurs forestiers. On y trouve les Centres Régionaux de la Propriété Forestière (CRPF), organismes publics qui organisent des actions de formation et d'information à destination des propriétaires et des sylviculteurs, ainsi que les communes forestières, qui ont un rôle identique aux CRPF à une échelle plus locale.

Les cadres forestiers sont moins attendus dans d'autres métiers, mais ils peuvent y apporter des visions utiles et originales. En gestion des milieux naturels, ils peuvent intégrer les aires protégées, pour le compte d'ONG comme l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Ils rejoignent également l'économie du bois à travers les interprofessions, les ONG dédiées à la certification, comme le PEFC, ou bien encore les services de conseil aux collectivités : projets de bois-énergie, construction bois…

Autres recruteurs du “second cercle” : les bureaux d'études pour mener les études d'impact, notamment dans les projets d'implantation d'éoliennes, ainsi que les organismes internationaux, pour les plus expérimentés : la FAO, institution de l'Onu dédiée à l'alimentation, la Banque mondiale…

Les diplômés d'un BTS éligibles au diplôme d'ingénieur

Avec le nouveau diplôme, l'école AgroParisTech veut non seulement gagner en visibilité auprès des recruteurs, mais aussi des jeunes qui souhaitent s'orienter vers les métiers de la forêt. “On espère des promotions d'une trentaine de jeunes diplômés chaque année, et d'une cinquantaine à terme”, confie Meriem Fournier.

Outre le cursus classique d'école d'ingénieur, la formation d'AgroParisTech est également ouverte aux étudiants en provenance d'un BTS. Le diplôme d'ingénieur leur est en effet accessible par la voie de l'apprentissage. Aujourd'hui, sur une promotion de 300 étudiants, seuls 7 ou 8 diplômés BTS intègrent la formation par la voie de l'apprentissage.

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