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Emploi-Environnement

La Fedene lance une campagne de communication pour recruter 4.000 personnes

Pour remédier à ses difficultés de recrutement, la Fédération des services énergie environnement (Fedene) déploie une campagne de communication à destination des jeunes et des prescripteurs. L'enjeu : 4.000 postes à pourvoir dans 500 entreprises.

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La Fedene lance une campagne de communication pour recruter 4.000 personnes

"Des métiers pleins d'énergie !". C'est le nom de la campagne de communication lancée par la Fédération des services énergie environnement (Fedene) le 28 août 2019. Elle repose sur la diffusion de deux brochures de promotion des métiers, l'une à destinations des jeunes, l'autre, des prescripteurs. Objectif : "attirer les jeunes vers nos métiers" et "attirer l'attention de Pôle emploi et des prescripteurs pour toucher des seniors, et notamment des militaires, en reconversion", indique Ghislain Eschasseriaux, délégué général de la Fedene.

4.000 postes à pourvoir par an

Les 500 entreprises de la fédération ont 4.000 postes à pourvoir par an, et peinent à trouver des candidats. Coriance, par exemple, spécialisée dans les réseaux de chauffage urbains qui recrute 50 personnes cette année, a du mal à recruter "des ingénieurs pour concevoir les réseaux de chauffage, et des techniciens d'exploitation pour les alimenter", affirme Ronan Keryer, directeur des ressources humaines du groupe Coriance. Les automaticiens, électrotechniciens et conducteurs de ligne sont également très recherchés par les entreprises de la Fedene.

Une croissance en manque de compétences

Les difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises sont dues "à une croissance du secteur, liée au développement des réseaux de chauffage urbain". Coriance, par exemple, affiche une croissance de son chiffre d'affaires de 10 % par an. Cette croissance se heurte "à un manque de jeunes formés", regrette Ronan Keryer. Conséquence de ces tensions : débauchage, bataille des salaires, turnover… "Il y a des appels d'offres auxquels nos adhérents ne peuvent pas répondre, faute de main d'oeuvre !", déplore Ghislain Eschasseriaux.

Une implication dans l'EDEC de la filière électrique

La Fedene insiste sur son rôle dans la transition énergétique. Les besoins en main d'oeuvre des services énergétiques n'ont pas été pris en compte dans le rapport Plan prospective emploi compétences (PPEC). Celui-ci était censé quantifier les besoins en main-d'oeuvre dans les métiers de la transition énergétiques. Il a été remis par Laurence Parisot au Premier ministre en février dernier.

Pour pallier cette absence, la Fedene s'est associée à l'accord cadre d'Engagement de développement de l'emploi et des compétences (EDEC) signé par 7 fédérations professionnelles, 4 syndicats de la filière électrique et le Haut commissaire de la filière électrique le 9 avril dernier. Celui-ci devrait déboucher sur une étude prospective sur les besoins en formation et en emploi liés à la transition énergétique à l'automne 2020. Cette étude pourrait donner lieu à des mesures pour réduire les difficultés de recrutement des entreprises des filières impliquées.

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