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Perspectives : l'emploi dans les EnR pourrait être porteur jusqu'en 2028

Fait-il bon travailler dans les EnR ? Oui, d'après l'étude SER / EY qui met en lumière un potentiel d'emplois bien réel, jusqu'en 2028. Près de 236 000 postes sont à la clef. Décryptage...

Article  |  Energie  |    
Perspectives : l'emploi dans les EnR pourrait être porteur jusqu'en 2028

En 2028, les énergies renouvelables (EnR) représenteraient 236 000 emplois équivalent temps plein (ETP), directs et indirects, en France. C'est ce que révèle une étude menée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et le cabinet EY sur la contribution des énergies renouvelables à l'économie de notre pays et de ses territoires. L'étude s'appuie sur les projections de la récente Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).

En suivant la trajectoire de la PPE, le développement des énergies renouvelables ferait passer le nombre d'ETP total de 152 000 à 236 000 entre 2019 et 2028. Cet effet bénéfique sur l'emploi résulterait du très fort dynamisme économique engendré par le développement des énergies renouvelables. Elle prévoit en effet que 21 milliards d'euros de valeur ajoutée brute en France soit créé d'ici 2028. Soit 10% de la valeur ajoutée produite actuellement par le secteur industriel.

Les EnR, un atout pour l'emploi en France

Cette croissance représente une opportunité de recrutement significative, pour des profils divers et dans des secteurs variés : biocarburants, éolien, méthanisation, géothermie, hydroélectricité, solaire… Les profils concernés sont les développeurs, les fabricants d'équipements, les constructeurs, les exploitants, les opérateurs de maintenance, les agriculteurs et les exploitants forestiers produisant les matières premières pour les bioénergies.

L'emploi serait le premier bénéficiaire de cette activité économique, les salaires correspondant à environ 50% de la valeur ajoutée créée. En 2019, le montant des salaires bruts directs et indirects des filières renouvelables représente environ 8 milliards d'euros.

Le soutien public pour la filière devrait être durable

Côté investissements, l'étude indique que le soutien public consacré aux énergies renouvelables permettrait de créer de l'activité qui va en retour générer des retombées fiscales pour l'Etat et les collectivités. L'étude indique, par ailleurs, que la valeur ajoutée créée bénéficierait à l'ensemble de l'économie française. Chaque euro de soutien public investi dans les énergies renouvelables génère en moyenne 2 euros de valeur ajoutée en 2019 et 2,5 euros en 2028.

Aujourd'hui, 80% de la valeur générée par le développement des énergies renouvelables profite à l'économie nationale. Le SER et EY soulignent qu'une marge de progression reste possible. Ils recommandent que la contribution des énergies renouvelables à l'économie française soit renforcée à travers une stratégie de densification du tissu industriel français. Cela doublerait le taux de contenu local des différentes filières renouvelables et générerait ainsi 14 milliards d'euros de valeur ajoutée supplémentaire, soit un potentiel d'emplois plus fort...

Lorine Toumia

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