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Emploi-Environnement

Emploi : quid des opportunités dans les EnR émergentes ?

Le nouveau projet de PPE pourrait menacer le développement des énergies renouvelables émergentes avec un impact sur l'emploi, notamment dans les énergies marines renouvelables et le biogaz.

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Emploi : quid des opportunités dans les EnR émergentes ?

"Nous concentrons nos efforts sur le développement des énergies renouvelables les plus compétitives", avait déclaré Emmanuel Macron dans son discours du 27 novembre sur la transition énergétique. Le message du nouveau projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) est on-ne-peut-plus clair : dorénavant, seules seront soutenues les énergies renouvelables qui sont compétitives. Exit donc - en partie - les soutiens aux énergies émergentes, comme les énergies marines renouvelables ou le biogaz ?

Ces énergies émergentes représentent respectivement 500 millions et 690 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017. Elles se basent sur des atouts territoriaux et structurels de la France : un territoire maritime de plus de 10 millions de kilomètres carrés - autant de possibilités pour les projets en mer - et un territoire terrestre occupé à 50 % par des terres agricoles, détentrices de 90 % du gisement méthanisable du pays.

2.650 emplois dans les énergies marines renouvelables, 2.431 dans le biogaz

Ces filières en développement commencent à représenter un potentiel en termes d'emploi. En 2017, 2.650 personnes travaillaient dans les énergies marines renouvelables : 61 % dans l'éolien posé en mer, 21 % dans l'éolien flottant et 11 % dans l'hydrolien. Le nombre de salariés de la filière a grimpé de 26 % entre 2016 et 2017, selon l'Observatoire des énergies marines repris par le dernier baromètre du consortium européen Observ'ER, publié le 10 janvier 2019.

Dans le biogaz, c'étaient 2.431 personnes qui étaient employées en 2017. Un chiffre pour l'heure modeste qui pourrait progresser grâce au développement de l'injection de biométhane dans les réseaux. Le biogaz pourrait représenter 10.000 emplois directs et 60.000 indirects d'ici à 2030, selon l'Association technique énergie environnement (ATEE). Encore faudrait-il que la filière soit suffisamment soutenue par les pouvoirs publics. La nouvelle PPE fixe un objectif de 7 % de la consommation de gaz en 2030 en provenance du biogaz. La filière espérait que le biométhane fournirait 30 % de la consommation d'ici-là.

Elodie Buzaud.

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