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Emploi-Environnement

Recrutement : EDF et Veolia préparent l'avenir du démantèlement nucléaire

Le démantèlement nucléaire répond à un défi environnemental majeur. EDF et Veolia développent des savoir-faire pour y apporter une réponse au sein de la structure Graphitec. Des recrutements sont à prévoir.

Article  |  QHSE  |    
Recrutement : EDF et Veolia préparent l'avenir du démantèlement nucléaire

En décembre dernier, EDF et VEOLIA, ont annoncé la création d'une structure commune : Graphitech, pour répondre aux enjeux de démantèlement des réacteurs nucléaires de technologie graphite. A ce jour, en France, seuls deux réacteurs de technologie graphite de petite puissance ont été démantelés, en raison de la complexité de leur déconstruction et du volume de matériaux à évacuer.

La structure combinera la maîtrise de l'industrie nucléaire, les compétences d'ingénierie de démantèlement, et les compétences de robotique en environnement nucléaire permettant la conception de machines spéciales et de plateformes d'intervention à distance pour le démantèlement. Le projet débutera en 2022 par la mise au point et la qualification sur des maquettes à l'échelle 1 des outils télé-opérés qui seront utilisés pour démanteler le réacteur de Chinon (37).

Développer des savoir-faire au service du démantèlement

Graphitec assurera la conception de l'ensemble des nouveaux outils. Il s'agira d'outils télé-opérés de découpe de structures en béton et métal, complexes et de grandes dimensions, et d'outils d'extraction des briques/empilements de graphite activés. La structure travaillera également sur le design des systèmes et des bras articulés pour faciliter leur déploiement. Et elle formera les techniciens qui les opéreront.

L'utilisation et la formation aux outils télé-opérés sont indispensables pour le démantèlement des réacteurs de technologie graphite, compte tenu des niveaux de radiations. Une phase préalable de développement technologique et de qualification des outils de démantèlement est nécessaire.

Avec l'appui d'ingénieurs et de techniciens spécialisés

Comme l'explique Mme Estelle Desroches, Présidente de Graphitech, "au-delà des compétences classiques mobilisées sur la plupart des chantiers de démantèlement : sûreté, sécurité, radioprotection, opérations de découpe/conditionnement des déchets… La conception et l'utilisation d'outils télé-opérés en environnement nucléaire nécessite des compétences en robotique, électronique, contrôle-commande, conception - et réalisation d'interventions à distance. "

Des détachements de salariés issus des maisons mères sont prévus en robotique et en conception d'outils, notamment avec des salariés de Veolia Nuclear Solution. Des recrutements à l'externe viendront par ailleurs compléter ces compétences via le recrutement de profils ingénieur et technicien spécialisés en matière d'ingénierie de démantèlement, de conception d'outils télé-opérés, de conduite d'essais, ou de simulations numériques...

Aux compétences engagées sur des projets à long terme

Les deux profils seront sollicités à la fois lors de la phase de développements technologiques, et ultérieurement lors du démantèlement de Chinon A2. Les ingénieurs travaillent en amont sur les études de conception et le déploiement du projet. Les techniciens interviendront sur les activités de conception des outils (CAO, projeteurs), sur leur assemblage, et sur la réalisation d'essais dans le Démonstrateur Industriel. Enfin, lors du démantèlement de Chinon A2, les techniciens seront chargés d'opérer avec les outils créés.

"Actuellement, plus de 150 personnes sont directement impliquées sur le démantèlement des installations de Chinon : pour le pilotage du programme, les études d'ingénierie préalables aux opérations et la réalisation des travaux sur site ", … Lors du démantèlement du réacteur de Chinon A2, ce sera également une centaine de personnes qui sera mobilisée autour de ce chantier pionnier qui devrait durer environ 25 ans ", précise Mme Estelle Desroches.

Une fois la phase test terminée et le réacteur de Chinon A2 démantelé, cette première opération pourra être appliquée à d'autres réacteurs en France et à l'international. On en compte une soixantaine dans le monde répartis entre la France, le Royaume Uni, l'Espagne, l'Italie, la Lituanie et le Japon.

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