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Emploi-Environnement

Détection de réseaux : la formation initiale commence à former des techniciens

Les techniciens en détection de réseaux enterrés sont courtisés. La profession est portée par la réforme anti-endommagement de 2012. Une nouvelle formation, unique en France, vise à combler cette pénurie de compétences.

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Détection de réseaux : la formation initiale commence à former des techniciens

La détection de réseaux enterrés, voilà un métier en pleine croissance ! Et pour cause : les collectivités, gestionnaires de réseaux et entreprises du BTP s'adaptent à la réforme anti-endommagement. Décidée en 2012, cette réforme a rendu obligatoire l'établissement de plans, précis à 40 cm près, pour l'ensemble des réseaux qui maillent le territoire : gaz, électricité, eau, télécoms, assainissement… Avec pour objectif d'empêcher les accidents ou les endommagements de canalisations, lors de travaux sur la voirie.

Pénurie de profils formés en détection réseaux

Les entreprises ont du mal à recruter des profils spécialisés en géoréférencement et détection des réseaux. “Quasiment toutes les entreprises adhérentes de la Fédération Nationale des Entreprises de Détection de Réseaux Enterrés (FNEDRE) ont besoin de renforcer leurs équipes”, indique Bertrand Breysse, formateur. “Faute de candidats avec les compétences clés en main, nous formons en interne les nouveaux embauchés sur 3 à 5 mois”, témoigne Franck Peneau, gérant de B.T.D, Bureau Technique de Détection.

Pourtant, l'unique formation initiale de “technicien détection de réseaux” a ouvert ses portes il y a quelques mois seulement, à Egletons (19). Lancée en septembre 2017, avec l'appui de la FNEDRE notamment, la Formation Complémentaire d'Initiative Locale (FCIL) “Technicien Spécialiste Détection et Géo-référencement de Réseaux” forme en alternance sur 18 mois. Les profils recrutés sont pour la plupart issus de BTS Géomètre-Topographe, BTS Travaux-Publics, DUT Génie-Civil.

Un lieu de formation unique, dédié à la détection des réseaux enterrés

Situé au lycée Pierre Caraminot, le centre de formation fait appel à des intervenants experts et aux équipements de la Plate-Forme Technologique des Travaux Publics (PFTTP) du Limousin. La PFTTP intègre une Zone d'Apprentissage à la Détection et au Positionnement des Réseaux Enterrés (ZADEPRE®), grandeur nature et unique en France. L'enjeu ? Permettre aux alternants de maîtriser l'ensemble des méthodes de détection : géoradar, détecteur électromagnétique et méthodes acoustiques.

À l'issue de leur formation de 18 mois, les alternants de la FCIL pourront s'orienter vers les postes en détection pure, géomètre-topographe ou géomètre expert. En tant que géomètre, ils auront pour mission de localiser les réseaux, selon des méthodes non-intrusives, et de réaliser le levé topographique géoréférencé des éléments détectés, avec les matériels de topographie, station totale et GPS. Ils rendront compte aux clients de leurs mesures via des dessins de plans de réseaux.

Malgré les perspectives d'emploi, la FCIL a peiné à attirer les candidats. Seuls 6 alternants suivent actuellement la formation “qualifiante, mais pas diplômante”, explique Bertrand Breysse, animateur de la PFTTP et enseignant au lycée Pierre Caraminot. À la rentrée 2018, la FCIL sera remplacé par une licence professionnelle, au contenu équivalent et diplômant. “Les inscriptions viennent de débuter et nous avons déjà des candidats”, note M. Breysse.

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