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Emploi-Environnement

Bus électrique : BYD freine ses recrutements

Le géant chinois du bus électrique devait recruter 100 personnes en 2018. En 2019, il n'en a embauché que 27. Sa responsable des ressources humaines nous explique.

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Bus électrique : BYD freine ses recrutements

L'entreprise chinoise BYD devait recruter 100 personnes en 2018 pour sa première usine d'assemblage française, à Allonne (Oise). Un an après l'ouverture des recrutements, seuls 27 salariés ont rejoint BYD France. "Nous n'avons pas assez de commandes pour recruter autant de personnes, explique Laetitia Monvoisin, responsable des ressources humaines de BYD France. Pour recruter 100 personnes, il faudrait avoir une commande de 100 bus." L'usine d'Allonne en est loin.

En un an, l'usine d'assemblage de BYD France a fabriqué six bus pour les villes de Dunkerque, Orléans et Beauvais. Sa responsable RH ne souhaite pas communiquer sur ses futures commandes dépendantes d'appels d'offres, pour certains en cours.

Un marché pas encore mûr ?

"Le marché n'est pas encore prêt", estime la responsable RH. BYD avait vu grand en promettant 100 créations d'emplois d'ici à fin 2018 en se basant sur son expérience dans d'autres pays : la Grande-Bretagne, les États-Unis et la Chine, où l'entreprise emploie 200.949 employés. "Nous sommes une jeune entreprise, indique la responsable RH. Nous devons attendre les trois premières années pour avoir une visibilité sur la suite."

BYD a investi 10 millions d'euros dans cette usine d'assemblage française capable de produire 200 bus par an. Dans le communiqué annonçant le lancement de BYD France, son directeur général, Isbrand Ho, soulignait l'intérêt stratégique de la France pour l'entreprise : le marché tricolore s'annonçait, alors, comme l'un des plus importants d'Europe. Elle l'est toujours.

Elodie Buzaud.

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