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Les acteurs de l'agriculture urbaine créent de nouveaux métiers

Depuis une dizaine d'année l'agriculture urbaine gagne du terrain. Son approche et ses pratiques hybrides - jardins collectifs, micro-fermes urbaines, fermes périurbaines - font émerger de nouvelles formes de projets. Et avec elles de nouveaux métiers !

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Les acteurs de l'agriculture urbaine créent de nouveaux métiers

L'Association française d'agriculture urbaine (Afaup) vient de lancer une campagne de communication mettant à l'honneur les professionnels de l'agriculture urbaine et leurs missions. Son but ? Expliquer et valoriser la richesse de ces métiers, qui, au-delà d'être "une variable d'ajustement dans l'après-crise actuelle" ou des métiers dits "tendances", ont vocation à bâtir des villes plus résilientes, plus humaines et durables.

Le secteur recrute des profils engagés et adaptables

Comme l'explique Anouck Barcat, présidente de l'Afaup, les métiers de l'agriculture urbaine sont très diversifiés et évoluent au contact de collaborations nouées avec les secteurs privé, public et associatif.

Les principaux types de poste que l'on retrouve sont les responsables d'exploitation, opérateurs agricoles, animateurs/formateurs, concepteurs et gestionnaires de projets d'agriculture urbaine, consultants… impliqués dans une grande diversité de projets. Par exemple, des jardins collectifs, des micro-fermes urbaines ou des fermes périurbaines.

À l'Afaup, par exemple, 70% des membres ont pour objectif la production agricole (vente/service) et, développent en parallèle des activités tournées vers la conception, l'animation/formation.

Cette diversité du secteur ouvre des opportunités à des profils multiples, avec une préférence pour les candidats engagés et adaptables. Leur motivation repose avant tout sur un choix de vie, plutôt que sur un plan de carrière. Un agronome, un paysagiste, un auto-entrepreneur, un consultant, un financier, mais aussi un "communicant" peuvent réussir leur parcours dans l'agriculture urbaine. Leurs compétences, y compris indirectement rattachées aux projets - en communication, commerciales, logistiques… - serviront toujours.

Et génère de nouvelles formations professionnalisantes… et des vocations

Même si aucun parcours n'est privilégié pour se lancer professionnellement dans l'agriculture urbaine, l'émergence de l'activité a fait fleurir de nombreuses formations s'adressant aux particuliers comme aux professionnels.

Parmi elles, des formations courtes : la formation de Veni-Verdi pour devenir acteur de l'agriculture urbaine, la Spécialité d'initiative locale "Agriculture urbaine" de l'École en Formation par expérience dans l'Agriculture (EFEA), le Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole (BPREA) de l'école du Breuil (Mairie de Paris), ou encore des formations en ligne telles que le MOOC d'Agreenium en partenariat avec les Cols Verts.

Les perspectives et la durabilité des carrières sont intimement liées au niveau d'engagement des profils recrutés, précise Anouck Barcat de l'Afaup. Et l'agriculture urbaine peut également mener aux métiers de l'agriculture rurale, dont elle est l'ambassadrice.

En France, les membres de l'Afaup représentent globalement 575 emplois, travaillant sur 600 sites (76 hectares cultivés) et dans 80 structures, indique Anouck Barcat. Il y a en moyenne une centaine de recrutements par an dans le secteur, du fait de la saisonnalité de certains postes. Avec le contexte de crise actuel, l'agriculture urbaine a suscité un véritable regain d'intérêt. L'Afaup espère que cela perdure. Elle s'intéresse de près aux appels à projets des collectivités.

Lorine Toumia

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