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À l'aide du VTE vert, la transition écologique passe par le recrutement

L'État offre une aide au recrutement d'un jeune diplômé capable de contribuer à la transition écologique de son entreprise. Le dirigeant d'une fonderie, qui en a bénéficié, témoigne de son intérêt.

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À l'aide du VTE vert, la transition écologique passe par le recrutement

Depuis janvier 2021, n'importe quelle TPE, PME ou ETI peut recevoir une aide de l'État pour le recrutement d'un jeune diplômé sur des missions « initiant ou accompagnant (sa) transition écologique et énergétique ». Cette déclinaison « verte » du volontariat territorial en entreprise (VTE) est portée par le ministère du Travail, dans le cadre du plan « 1 jeune 1 solution », et gérée par l'Agence de la transition écologique (Ademe) et Bpifrance. Depuis ce mois de janvier et la signature d'un centième contrat VTE vert, l'aide financière de ce dispositif s'élève désormais jusqu'à 12 000 euros (contre 8 000 auparavant).

Trouver son « bras-droit environnemental »

Certains recruteurs, comme Yves Noirot, considèrent le VTE vert comme « la cerise sur le gâteau » pour les entreprises industrielles en pleine transition écologique. « Je suis ravi que la protection de la planète s'accélère et il est certain que le VTE vert fait partie des accélérateurs », confie le directeur général des Fonderies de Sougland. Cette PMI, fondée en 1543 à Saint-Michel (Aisne) et spécialisée dans la fonte et l'acier, s'attèle, ces dernières années, à innover dans l'écoconception des matériaux qu'elle fabrique. Elle a notamment conçu des barreaux métalliques de chaudières à biomasse à la durée de vie doublée grâce, en partie, au recyclage de barreaux usagés.

Cette entreprise axonaise a récemment bénéficié d'une aide VTE vert pour le recrutement d'un ingénieur en management des risques environnementaux, après deux ans d'apprentissage. Le jeune trentenaire assure la veille réglementaire, l'animation et la formation de ses quelque 70 collègues aux enjeux environnementaux et contribue régulièrement aux audits. « Nous définissons ensemble la stratégie de transition énergétique de l'entreprise, ajoute Yves Noirot. C'est mon bras-droit environnemental : il représente notre transition écologique au sein de l'entreprise. »

Faciliter les recrutements « responsables »

Concrètement, cette aide au recrutement (limitée à cinq par entreprise) est consacrée aux postes impliqués dans : la création d'un nouveau produit ou service à faible impact environnemental ; la réduction de l'impact d'un produit ou service existant ; une gestion plus responsable, par exemple sur le plan de la logistique ; ou vers une adaptation plus sobre des processus de production. Les jeunes recrutés éligibles à un VTE vert doivent être titulaires d'un diplôme à bac+3 depuis moins de deux ans et signer un CDI ou un CDD d'au moins un an. S'ils préparent encore ce diplôme, ils peuvent faire bénéficier du VTE vert à leur recruteur à travers un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation d'au moins dix mois.

Au-delà de l'aide financière, si le dirigeant des Fonderies de Sougland recommande des dispositifs comme le VTE vert, c'est parce qu'ils améliorent l'attractivité de l'industrie française. « Oui, il faut que les entreprises numérisent et robotisent pour améliorer leur compétitivité, mais si elles veulent vraiment attirer des clients et des talents, elles doivent aussi être vertueuses, avance Yves Noirot. Elles doivent donner du sens à leur activité, en privilégiant la protection de la planète. Je le vois, je le vérifie et je le conseille : c'est du temps et de l'argent gagnés. »

 
 
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